Aéroport de Sherbrooke: Dusseault «surpris et consterné»

Le député néodémocrate de Sherbrooke Pierre-Luc Dusseault est... (Archives La Tribune, René Marquis)

Agrandir

Le député néodémocrate de Sherbrooke Pierre-Luc Dusseault est consterné par le soudain manque d'enthousiasme de la ministre libérale Marie-Claude Bibeau dans le dossier de l'aéroport de Sherbrooke.

Archives La Tribune, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

« Consterné » par le soudain manque d'enthousiasme de la ministre Marie-Claude Bibeau dans le dossier de l'aéroport de Sherbrooke, Pierre-Luc Dusseault l'accuse d'avoir « confondu les électeurs » lors de la dernière campagne électorale.

Dans La Tribune de vendredi, Marie-Claude Bibeau qualifiait de « long shot » l'obtention d'une désignation de l'ACTSA par l'aéroport de Sherbrooke, un an après l'avoir pourtant dépeinte comme un « enjeu prioritaire », ce qui a fait sursauter le député néo-démocrate de Sherbrooke.

« J'étais assez surpris et consterné par ses propos. C'était l'une de ses priorités et ça ne semble plus être le cas alors que ça fait déjà plusieurs années qu'on travaille là-dessus. Elle parle de ''long terme'', de ''long shot'', comme si ce n'était pas important à court terme et c'est pour ça que je ne pouvais pas m'empêcher de réagir. Sherbrooke a attendu assez longtemps », a déclaré Pierre-Luc Dusseault dimanche.

Sherbrooke souhaite toujours obtenir une désignation de l'administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACTSA) permettant d'obtenir les services de contrôle de sécurité afin d'offrir des vols commerciaux.

Plan B

Pierre-Luc Dusseault s'explique mal pourquoi on voudrait utiliser un plan B, soit un mécanisme de recouvrement de coûts, « de manière transitoire », comme le suggérait Marie-Claude Bibeau dans nos pages vendredi, plutôt que d'opter un plan A plus simple et plus rapide à mettre en place.

« Le plan A, c'est de rajouter Sherbrooke et d'autres villes si elles le veulent dans la liste des aéroports désignés. Ça se fait par décret au conseil des ministres, il n'y a pas de changement législatif. C'est simplement d'ajouter dans une annexe l'aéroport de Sherbrooke aux 89 autres villes. Ça peut se faire du jour au lendemain », explique-t-il.

« Ça demeure la solution idéale. C'est plus simple. Il y a aussi moins de risques financiers pour le propriétaire de l'aéroport, soit la Ville de Sherbrooke. »

S'il dit s'être réjoui de voir une élue de la région accéder au conseil des ministres lorsque Marie-Claude Bibeau a été nommée au Développement international et à la Francophonie, Pierre-Luc Dusseault s'interroge maintenant sur le réel pouvoir d'influence qu'a la députée de Compton-Stanstead auprès de ses pairs.

« C'était une chance inespérée d'avoir quelqu'un qui pouvait parler au nom de Sherbrooke au conseil des ministres, beaucoup plus que lors des dernières années alors que les conservateurs étaient au pouvoir et qu'il n'y avait pas de député conservateur dans la région. Avec une place de choix comme ça au conseil des ministres, si elle avait vraiment eu de l'influence, ce serait déjà réglé. C'est vraiment décevant. »

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer