Sévigny espère une vraie course à la mairie

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Si la prochaine année sera vraisemblablement teintée par l'approche des élections municipales, prévues le 5 novembre 2017, le maire Bernard Sévigny indique que la réelle campagne commencera à la fin de l'été.

Spectre Média, Jessica Garneau

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(Sherbrooke) Si la prochaine année sera vraisemblablement teintée par l'approche des élections municipales, prévues le 5 novembre 2017, le maire Bernard Sévigny indique que la réelle campagne commencera à la fin de l'été. Entre-temps, il souhaite une véritable opposition, devra hausser les taxes municipales et expliquera pourquoi un troisième mandat est nécessaire.

« Est-ce que je me laisserai guider par des impératifs électoraux dans la prochaine année ? Non. Ce n'est pas mon habitude de le faire et je ne commencerai pas à le faire. Dans les décisions qui se prendront, autant dans le prochain budget que dans les six ou huit prochains mois, ce sera l'intérêt public qui prévaudra. Est-ce que de façon délibérée on va retarder ou devancer des choses ? Non », lance-t-il à l'occasion d'une grande entrevue réalisée à La Tribune.

« Les taxes vont augmenter. Je ne peux pas vous dire dans quelle mesure, mais il n'y aura pas de gel. Ce serait un peu illusoire dans le contexte. Nous aurons un défi d'expliquer nos choix. »

Un défi d'expliquer pourquoi il a milité pour limiter le nombre de mandats du maire à deux, avant de changer son fusil d'épaule. « Tony Blair parle de ce paradoxe dans sa biographie. À cause des rapports avec les médias, parce que ça fait huit ans que je vais y être, on qualifie d'usure les décisions d'une administration. En même temps, aujourd'hui, je suis en possession des dynamiques. Ma compréhension, ma capacité d'agir, de prendre les bonnes décisions, d'orienter, est de loin meilleure qu'elle l'était il y a deux ou cinq ans. Quand on est maire ou qu'on occupe un poste politique, avec le temps, on devient beaucoup plus aguerri, beaucoup plus " compétent ".

« C'est ce qui me permet de jouer ce rôle à l'UMQ : j'ai vraiment l'impression d'être en possession de mes moyens avec ce qui s'est construit dans les sept dernières années. Est-ce que c'est plus dur d'aller cherche un troisième mandat : ce n'est pas impossible. En même temps, il y a des gens qui en sont rassurés. Je rencontre des citoyens qui disent qu'ils sont satisfaits. Ce sera à la population d'en décider, et je le pense fondamentalement.

« J'avais fait part des vertus de faire deux mandats et j'avais également abordé les inconvénients, et ç'a moins été rapporté. Je donnais l'exemple de Jean-Paul L'Allier. S'il avait fallu le sortir après huit ans, le quartier Saint-Roch n'aurait pas existé. Les maires qui ont suivi ont fait du millage sur la vision de Jean-Paul L'Allier. »

Pourquoi un troisième mandat ? Parce que les choses mettent du temps à arriver. « On est dans la septième année et il y a quelque chose à mon goût qui a été annoncé avec Well inc. Pour réaliser ça, est-ce qu'on a besoin d'un autre mandat ? Oui. »

Bernard Sévigny espère par ailleurs une vraie bataille pour la mairie. « J'ai refusé la dernière fois de me prêter à des débats pour des raisons auxquelles je crois toujours. Je pensais que ce n'était pas pertinent de débattre avec les trois candidats qui étaient en lice. À partir du moment où il y aura un ou deux adversaires crédibles, il y aura une douzaine de débats et je me prêterai à l'exercice. »

Contrats, absence et Renouveau

Le maire devra aussi se relever d'une année teintée par les dons illégaux à son parti et les questions sur l'octroi des contrats d'ingénierie. « J'ai fait de la recherche à l'université. Je connais la méthodologie de recherche. J'ai beau donner une liasse de contrats de 34 pages à Marc Denault (NDLR : M. Denault avait demandé les contrats d'ingénierie depuis 2007), mais ça prend une méthodologie. Il regarde ça et dit que ça le satisfait. Moi j'aurais aimé qu'il en fasse une analyse et qu'il nous présente une analyse. Il ne va pas au bout de ça et c'est un peu décevant honnêtement », affirme-t-il au sujet desdits contrats.

Et le maire sera présent à Sherbrooke dans la prochaine année même s'il agit à titre de président de l'UMQ. « Je n'ai pas inventé le bouton à quatre trous. Jean Perrault l'a fait avant moi pendant deux ans. Est-ce qu'on s'est plaint qu'il était absent ? Je continue d'être en contact avec les gens de Sherbrooke quand je pars. Dire que le maire est absent, c'est un peu une vue de l'esprit. Le plus loin que je suis, c'est au bout de mon téléphone. »

Enfin, l'objectif du Renouveau sherbrookois demeure de présenter 14 candidats aux prochaines élections, soit dans tous les districts. Il n'y aura toutefois pas de candidats pour les postes de conseillers d'arrondissement à Lennoxville.

« Il n'y a pas d'approche qui a été faite à ce jour auprès des indépendants. Si on doit solliciter des gens à l'intérieur ou à l'extérieur du conseil, ce sera une question de stratégie. »

Mélanie Lemay, initiatrice du mouvement Québec contre les violences sexuelles et candidate inconnue aux dernières élections, est toujours membre du parti. « Je ne pourrais pas dire si elle sera candidate. Nous n'avons pas commencé à solliciter. Nous commencerons par voir où les conseillers du Renouveau veulent se positionner et nous verrons les trous par la suite. »

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