Sévigny ouvert au retour de Paquin

Bernard Sévigny garde la porte ouverte à un... (Archives, La Tribune)

Agrandir

Bernard Sévigny garde la porte ouverte à un retour de Serge Paquin au sein du Renouveau sherbrookois.

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) La porte du Renouveau sherbrookois demeure ouverte pour le conseiller Serge Paquin, confirme le maire Bernard Sévigny. S'il ne souhaite pas influencer la décision de son collègue, le chef du parti estime à première vue qu'il serait probablement préférable que M. Paquin demeure indépendant.

Serge Paquin avait quitté le parti vendredi pour permettre à sa conjointe, la greffière Isabelle Sauvé, d'occuper la présidence de la prochaine élection municipale sans qu'il y ait apparence de conflit d'intérêts. À la suite des critiques de cinq élus indépendants, Mme Sauvé a toutefois renoncé à ces fonctions, lundi, dans un conseil municipal houleux. Devant ce dénouement, M. Paquin avait annoncé qu'il réfléchirait à la nouvelle donne.

« La porte est ouverte. Est-ce que c'est la bonne chose à faire? Ça lui appartient. Serge a été à la fois au coeur de la polémique et du dénouement de [lundi]. Il veut y réfléchir. C'est encore très chaud. On va lui laisser le temps de décanter ça. S'il décide de demeurer indépendant, je n'ai aucun problème avec ça. Il a toute ma confiance pour exercer ses fonctions parce qu'il s'agit ici des compétences de l'individu pour agir à titre de président du conseil et du comité exécutif », commente Bernard Sévigny.

« Je ne veux pas décider à sa place. S'il veut revenir, nous en discuterons. Je ne ferme pas de porte et je n'en ouvre pas. Qu'est-ce qui est mieux pour le conseil municipal? Il y a plusieurs arguments qui militent pour qu'il demeure indépendant. La meilleure orientation sera celle qui place l'intérêt public en premier. Vite, vite, je crois qu'il serait préférable qu'il reste indépendant. »

Selon la Commission municipale du Québec, la greffière est automatiquement relevée de ses fonctions de présidente d'élection si elle en fait la demande.

Climat difficile

Bernard Sévigny s'inquiète par ailleurs du climat qui prévaut à l'hôtel de ville. Selon lui, les conseillers Hélène Dauphinais, Annie Godbout, Marc Denault, Pierre Tardif et Jean-François Rouleau se définissent un peu comme l'opposition.

« Ce qui me préoccupe, c'est le comportement des gens. Ce qui m'inquiète, c'est le glissement où on fait de la politique en s'attaquant à l'intégrité, à la probité et au professionnalisme des élus ou des fonctionnaires. On arrive dans une dimension où ce n'est pas comme ça qu'on travaille à la Ville de Sherbrooke. »

Bernard Sévigny ajoute que jamais les couteaux n'ont volé aussi bas. « Au nom d'une série de valeurs qui me semblent un peu enflées dans les temps qui courent en raison des pratiques à l'Assemblée nationale ou aux communes, il y a une espèce de vague où il faut la transparence à tout prix. Je ne dis pas qu'il ne faut pas s'en préoccuper, mais tout est dans la façon de faire les choses. »

M. Sévigny aurait préféré que les élus indépendants fassent part de leurs préoccupations à huis clos plutôt que de convoquer une conférence de presse dimanche. Dans la prochaine année, il craint que les élus s'attaquent aux individus plutôt que de se préoccuper des dossiers en cours.

Quand à l'idée d'un lac-à-l'épaule pour discuter des relations entre les élus, tel que proposé par Nicole Bergeron, Bernard Sévigny rapporte que l'idée avait été abordée et qu'une rencontre était prévue en août. Selon lui, trois conseillers auraient refusé d'y participer, ce qui aurait fait avorter le projet.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer