1M$ pour favoriser la participation sociale des aînés

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Mélanie Levasseur

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(SHERBROOKE) Le Centre de recherche sur le vieillissement du CIUSSS de l'Estrie - CHUS a annoncé, jeudi, l'obtention d'une subvention de plus de 1M$ sur cinq ans pour favoriser la participation sociale des aînés.

Cette aide financière, octroyée par les Instituts de recherche en santé du Canada, vise le bien-être de tous les aînés, qu'ils aient ou non des incapacités et qu'ils vivent dans la communauté ou qu'ils soient hospitalisés.

«La subvention permettra de mieux outiller les organismes communautaires, les intervenants du système de santé, mais aussi les municipalités à mettre en place des activités qui favorisent la participation sociale des aînés. C'est important de travailler sur cet aspect, car la participation sociale est associée à une réduction de la mortalité et une réduction des incapacités», explique Mélanie Levasseur, chercheure responsable du projet de prévention en matière de santé, précisant qu'un aîné sur quatre aimerait participer à plus d'activité, mais n'y arrive pas.

«Le vieillissement de la population est un des plus importants défis de santé publique, explique la chercheure Levasseur. D'ici 20 ans, le nombre d'aînés aura doublé au Canada et près de la moitié auront des incapacités à un moment ou à un autre. Les recherches démontrent que le fait de sortir de chez soi pour participer à des activités sociales ou de loisirs compte parmi les principaux facteurs protecteurs du maintien du bien-être et de la santé.»

Mme Levasseur pourra compter sur la collaboration d'une quinzaine de chercheurs pour valider trois types d'interventions, soit l'accompagnement citoyen personnalisé, le remodelage du mode de vie et l'amélioration de l'espace public.

«J'ai recommencé à lire en anglais et je me suis inscrite à l'université du troisième âge.»


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Denise Lavigne

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Denise Lavigne, une résidente de Sherbrooke, a participé au projet-pilote sur le remodelage du mode de vie (Lifestyle Redesign), une intervention d'ergothérapie préventive utilisée en Californie pour soutenir le développement de routines de vie saines et signifiantes.

«Ce projet m'a permis de participer à 26 réunions de groupe qui portaient sur plusieurs sujets dont notamment l'occupation et la santé, l'activité physique et mentale, la nutrition, la sécurité à domicile, la gestion du stress. Le projet incluait aussi six rencontres individuelles avec une ergothérapeute. Ce projet m'a permis de rencontrer des personnes intéressantes. Je me suis aussi réinvestie dans des activités délaissées. J'ai recommencé à lire en anglais et je me suis inscrite à l'université du troisième âge. J'ai aussi intégré des exercices d'étirements et de renforcement musculaire à ma routine et j'ai retiré de la maison tous les tapis qui n'étaient pas antidérapants par souci de sécurité», a témoigné Mme Lavigne.

Par ailleurs, l'accompagnement citoyen personnalisé permettra aux aînés en perte d'autonomie vivant à domicile de cibler les activités importantes pour eux et ce grâce à des rencontres de 3h par semaine avec un accompagnateur formé et supervisé par des intervenants.

Le dernier volet concernant l'espace public se basera sur l'Enquête de santé populationnelle estrienne. Il sera notamment question d'espace urbain, de proximité des centres récréatifs, d'environnement piétonnier. «On regardera les caractéristiques environnementales, comme les bancs de parc ou les trottoirs, pour s'assurer qu'elles favorisent la participation sociale des aînés. On va aider les municipalités qui embrassent le mouvement Municipalité amie des aînés à identifier ce qui est le plus associé à la santé et la participation sociale des aînés», relate la chercheure Levasseur.

Le vice-doyen à la recherche et aux études supérieures de la Faculté de médecine, Jean-Pierre Perreault, se réjouit de l'obtention de l'importante subvention. «C'est un gage de succès. Cette aide permettra de dégager les chercheurs, qui doivent constamment remplir des demandes de fonds, afin qu'ils se consacrent à leur programmation de recherche», souligne-t-il.

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