Ex-Maysen Pub : la Ville devient créancier prioritaire

La Ville de Sherbrooke devient le créancier prioritaire... (Archives, La Tribune)

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La Ville de Sherbrooke devient le créancier prioritaire de la possible vente en justice du terrain qui accueillait l'immeuble de l'ancien bar le Maysen Pub sur la rue Wellington Sud.

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(Sherbrooke) La Ville de Sherbrooke devient le créancier prioritaire de la possible vente en justice du terrain qui accueillait l'immeuble de l'ancien bar le Maysen Pub sur la rue Wellington Sud.

Dans une décision rendue par le juge Paul-Marcel Bellavance de la Cour supérieure, la Ville de Sherbrooke a été déclarée première à recevoir de l'argent jusqu'à concurrence de 291 485 $ en plus des frais d'intérêt.

La Ville de Sherbrooke a obtenu un jugement contre le propriétaire des lieux Éluscar Pierre-Louis, le condamnant à payer les frais de démolition effectuée par la Ville de Sherbrooke en 2015 dans le cadre d'une action personnelle.

« Cette somme totale de 277 768 $ plus les taxes applicables, a été assumée par la partie demanderesse pour la réalisation des travaux de démolition du bâtiment sis sur l'immeuble en litige et pour sa remise en état (...) La somme de 291 485 $ constitue donc une créance prioritaire

sur l'immeuble de la partie défenderesse », conclut le juge Bellavance.

Le juge note que la Ville de Sherbrooke a dû indemniser des occupants de l'immeuble voisin séparés par un mur mitoyen pour « leurs frais de relocalisation, de subsistance et de pertes financières pendant la durée des travaux. Un montant de 3763 $ que doit assumer Éluscar Pierre-Louis s'ajoute à la condamnation.

Après exécution du jugement, si Éluscar Pierre-Louis ne paye pas la somme due à la Ville de Sherbrooke, un huissier pourra prendra les dispositions pour que le trésor municipal puisse recouvrer le maximum d'argent des frais encourus par cette affaire entourant l'ancien édifice du Maysen Pub.

La Ville avait obtenu une autorisation pour faire démolir le bâtiment puis accordé le contrat au plus bas soumissionnaire. Les travaux ont été exécutés en mai et juin 2015. L'édifice avait été détruit par les flammes en décembre 2012.

Lors de l'audition de la cause en septembre dernier, Éluscar Pierre-Louis s'était adressé au tribunal.

« Le défendeur a donné des détails sur les difficultés économiques qu'il avait connues avec cet immeuble, mais il n'y avait, dans ses propos, rien qui pouvait constituer le moindre moyen de défense », explique le juge Bellavance dans sa décision.

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