Chiens dangereux: le règlement municipal questionné

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Lise Bourassa et son conjoint ont cherché à savoir pourquoi le chien qui a provoqué la mort de leur chihuahua n'a pas été euthanasié.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) Le règlement de la Ville de Sherbrooke sur les chiens dangereux a soulevé des questions lors de la dernière séance du conseil municipal. Un couple ayant perdu son chihuahua à la suite de morsures provenant d'une bête plus imposante s'interrogeait à savoir pourquoi l'animal qu'ils estiment agressif n'avait pas été euthanasié.

Lise Bourassa s'est demandé si le règlement municipal, qui prévoit qu'un chien provoquant la mort d'un autre doit être euthanasié, est toujours appliqué.

« Le jeudi 21 juillet dernier, notre chien, un chihuahua de cinq ans, six livres, a été sauvagement attaqué par le chien de nos voisins. L'attaque fut si brutale qu'une partie de son intestin était sortie de son corps. Il avait une autre blessure ouverte au-dessus de son pénis. Nous l'avons conduit chez le vétérinaire. Ils l'ont opéré, mais le chien n'a pas survécu après l'opération. Selon le vétérinaire, il a tellement été secoué qu'il avait plusieurs organes internes qui étaient déplacés », raconte Mme Bourassa.

« Nous avons fait une plainte formelle à la SPA. Après l'évaluation du chien, le rapport d'analyse aurait été envoyé à la Ville de Sherbrooke le 2 ou 3 septembre. Ce chien-là a tué gratuitement. Il se promène encore en laisse dans la rue. Ça n'a rien changé. Ça m'inquiète. Selon le règlement de la Ville de Sherbrooke, des chiens qui provoquent la mort d'un autre chien doivent être euthanasiés. Dans ce cas-ci, nous ne parlons pas d'un pitbull. Pourquoi le chien n'a-t-il pas été euthanasié comme le dit le règlement? Y a-t-il deux poids, deux mesures? »

À la séance du conseil, la greffière Isabelle Sauvé a rapporté qu'une évaluation avait été réalisée par la Société protectrice des animaux de l'Estrie. « Le chien n'est pas mort immédiatement de la morsure. L'application de notre règlement ne faisait pas en sorte qu'il y avait euthanasie immédiate du chien. À ce moment-là, on tombe dans l'autre catégorie. Il y a eu évaluation du chien par la SPA. Elle faisait en sorte qu'il y avait des normes de garde sévères, mais l'euthanasie n'était pas jugée nécessaire. »

Le président du conseil, Serge Paquin, a rappelé que le SPA était l'entité compétente pour se prononcer sur des cas semblables.

Le maire Bernard Sévigny a pour sa part mentionné qu'un projet de loi encadrant les chiens dangereux et potentiellement dangereux devrait être déposé par le ministre de la Sécurité publique au cours des prochaines semaines. « Quand il sera déposé, nous aurons l'occasion de réagir, de signaler des éléments manquants. À partir de là, nous aurons à adapter notre règlement. »

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