La CSN mobilise ses membres à la STS

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(SHERBROOKE) La CSN de l'Estrie sensibilisait ses membres à la Société de transport de Sherbrooke, mardi, pour le lancement de la campagne « Défendons le droit fondamental de négocier » qui dénonce le projet de loi 110. Des activités de sensibilisation et de mobilisation sont prévues ailleurs en Estrie au cours des prochaines semaines.

« Nous agissons afin d'exprimer notre colère et notre refus d'être relégués au statut de travailleuses et de travailleurs de second rang au Québec », a lancé le président du Conseil central des syndicats nationaux de l'Estrie Denis Beaudin.

Le projet de loi 110 modifie le régime de négociation des employés municipaux. Il donnerait plus de pouvoirs de négociation aux municipalités et prévoit que l'Assemblée nationalepourra ultimement décréter les conditions de travail des syndiqués.

« Tous les travailleurs et les travailleuses doivent s'inquiéter du fait qu'on entrave le droit fondamental de négocier », martèle M. Beaudin.

« Nous livrons le message que c'est inacceptable dans une démocratie de s'attaquer à nos droits de cette façon brutale et discriminatoire. »

En ce sens, Denis Beaudin rapporte que les actions s'intensifieront au cours des prochaines semaines. « Dans les semaines à venir, nous essayerons de sensibiliser encore plus la population, de distribuer des dépliants, parce que c'est une brèche dans le droit fondamental de négocier. Si on ouvre une brèche, jusqu'où irons-nous? Ils vont déposer le projet de loi 110. Nous verrons de quelle façon, mais si ça continue comme ça, oui ce sera un automne chaud parce que c'est un projet de loi qui est fait pour Montréal et Québec. Ça ne concerne pas les petites municipalités. Ça ne concerne pas les régions. 97 % des conventions collectives sont signées sans qu'il y ait de grève. »

L'action de mardi ne constituait pas une manifestation ou un moyen de pression. « Il n'y a pas d'arrêt de travail. Si on veut que les syndiqués portent bien le message, ils doivent comprendre le projet de loi qui, en toute honnêteté, n'est pas si simple. »

Denis Beaudin rappelle que les négociations se sont bien déroulées dans le secteur public à Sherbrooke. « Nous représentons neuf municipalités en Estrie et nous avons huit ententes de principe. À la STS, tout est réglé. Là, c'est un bras de fer avec le gouvernement parce que certaines municipalités ont de la misère à gérer leurs affaires et elles se servent du gouvernement pour en faire une loi provinciale. C'est sûr que les autres maires ne vous le diront pas, mais ils n'en veulent pas de ce projet de loi là. »

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