50 000 Sherbrookois utilisent le vélo pour se déplacer

Selon un portrait réalisé par Vélo Québec, 50 000 Sherbrookois âgés de 6 à 74... (Archives La Tribune, Maxime Picard)

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(SHERBROOKE) Selon un portrait réalisé par Vélo Québec, 50 000 Sherbrookois âgés de 6 à 74 ans utilisent régulièrement ou à l'occasion le vélo pour se rendre au boulot, à l'école, chez des amis ou ailleurs. De ce nombre, 17 000 adultes se déplacent à vélo pour des besoins utilitaires une fois par semaine. La Ville de Sherbrooke déposait lundi les résultats de l'étude « État du vélo à Sherbrooke en 2015 ».

On avance que 54 % des cyclistes adultes ont enfourché leur vélo en 2015 et que 55 % de la population adulte ayant fait du vélo a pédalé au moins une fois par semaine. « Nous avons une ville avec une géographie qui pourrait décourager certains cyclistes, mais nous en avons encore pas mal en comparaison avec les autres villes du Québec. À mon avis, 17 000 personnes qui font du vélo utilitaire, c'est beaucoup », explique Philippe Côté, ingénieur en circulation à la Ville de Sherbrooke.

Le même document soulève un grand potentiel pour l'utilisation du vélo à Sherbrooke, considérant que 46 % des travailleurs sherbrookois habitent à moins de cinq kilomètres de leur lieu de travail, soit environ 25 minutes de vélo.

Les Sherbrookois assidus pédalent en moyenne trois heures par semaine pour parcourir 41 km, ce qui générerait 17 500 tonnes de gaz à effet de serre si ces déplacements étaient faits en voiture. La présence du vélo diminuerait ainsi la pollution de l'air et le niveau sonore.

Selon les données recueillies par Vélo Québec, 87 % des citoyens estiment que le vélo est un moyen de transport qui devrait être encouragé et 81 % croient que le réseau cyclable devrait être plus développé.

« Défis énormes »

Le conseiller Rémi Demers a réagi à ces statistiques. « Nous avons installé des pistes cyclables et ce n'est pas sans avoir soulevé des commentaires des citoyens. En théorie, on est très en faveur à l'ajout de pistes cyclables, mais quand on empiète sur du stationnement par exemple, il y a des défis énormes. »

Marc Denault abonde dans le même sens. « À partir du moment où on fait des aménagements cyclables, on se fait critiquer. Il faut avoir une vision d'avenir et il faut se donner les moyens d'agir. »

Une affirmation reprise par Bruno Vachon. « On fait un trottoir sur le boulevard Bourque et ça hurle parce que ça provoque une congestion. »

Sa collègue Nicole Bergeron a souhaité encourager la prévention auprès des parents dans les écoles. « Il y en a énormément qui viennent porter leur enfant en auto même s'ils habitent près de l'école. »

Christine Ouellet mentionne que la sensibilisation devrait porter sur la cohabitation entre les voitures, les cyclistes et les piétons. « La priorité devrait toujours être aux piétons, et ensuite aux cyclistes. »

Hélène Dauphinais et Annie Godbout ont formulé des réserves quant aux chiffres fournis, les trouvant irréalistes. À cet effet, Mme Godbout s'expliquait mal qu'on avance que 17 000 personnes font du vélo de montagne, alors que le club Dalbix ne compte que 400 à 500 membres.

Bruno Vachon a rétorqué que Vélo Québec « n'a pas l'habitude d'être complaisant. Quand ils ont des critiques à nous faire, ils ne se gênent pas. Je vois mal comment on peut les appeler et leur dire que leurs données n'ont pas de bon sens. »

Le réseau cyclable sherbrookois compte 130 kilomètres et a augmenté de 8 % depuis 2010. D'ailleurs, 92 % des déplacements se font sur des pistes cyclables, des sentiers ou des rues à faible circulation.

L'objectif, selon le Plan directeur du transport actif adopté en 2012, sera d'aménager 105 km de voies cyclables supplémentaires d'ici 2035.

L'étude de l'État du vélo à Sherbrooke est réalisée tous les cinq ans.

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