Pas d'embûches archéologiques dans la future emprise de la 410

Les expertises archéologiques de l'emprise de la phase... (Archives La Tribune, Maxime Picard)

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Les expertises archéologiques de l'emprise de la phase 2 du prolongement de l'autoroute 410, dans le secteur Lennoxville, n'imposeront pas qu'on retarde le projet.

Archives La Tribune, Maxime Picard

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(SHERBROOKE) Les expertises archéologiques de l'emprise de la phase 2 du prolongement de l'autoroute 410, dans le secteur Lennoxville, n'imposeront pas qu'on retarde le projet.

C'est la conclusion du rapport soumis récemment au ministère des Transports du Québec (MTQ), a appris La Tribune.

« Ce dernier conclut que pour l'ensemble du tracé, les éléments observés dans l'emprise ne présentent pas d'intérêt pour la recherche archéologique et ne requièrent aucune mesure de mitigation ou d'expertise supplémentaire », résume Nadège Tessier, conseillère en communication au MTQ.

« Ce qu'on a trouvé sur place, c'est intéressant, mais ça n'a pas une grande valeur archéologique. Nous pouvons donc continuer le processus entrepris pour la phase 2 du prolongement de la 410. »

En novembre dernier, on apprenait qu'il fallait procéder à l'évaluation de sites archéologiques sur les terrains visés pour la poursuite de la construction de l'autoroute 410, ce qui aurait pu retarder le processus. On savait depuis l'étude d'impacts environnementaux qu'on devrait s'intéresser à ce que pourrait contenir le sol de l'emprise visée par le prolongement.

Le territoire aurait pu révéler des objets amérindiens. Lors des travaux du pont Montcalm, au centre-ville de Sherbrooke en 2010, on avait dû procéder à des fouilles du genre.

L'échantillonnage sur le site s'est terminé le 19 mai 2016. La firme spécialisée engagée pour le travail a effectué 2313 sondages de sol. Parmi ceux-ci, 17 ont révélé la présence de vestiges, ajoute Mme Tessier.

Le rapport final a été déposé le 16 août 2016. Il sera envoyé au ministère de la Culture et des Communications.

Ancienne briqueterie

Ce qu'on a trouvé en apprend quand même beaucoup sur le passé de ce coin de Sherbrooke.

« Des briques ont été trouvées dans ce qui semble être un dépôt de briques rejetées, comme difformes ou cassées, par une ancienne briqueterie de Lennoxville », souligne Mme Tessier.

« La fabrication de briques à Lennoxville remonte à 1880, avec une briqueterie sur la rue Conley et une autre sur le chemin Glenday. D'ailleurs, l'ancien nom du chemin Glenday était Brickyard Road. »

On a aussi découvert d'anciennes fondations de maison remontant au XIXe et au XXe siècle. Elles ne présentaient pas non plus de valeur d'un point de vue archéologique, précise Mme Tessier.

Blocs E et F

Concernant le chemin Glenday, il est effectivement visé par les blocs E et F du projet, mentionne Nadège Tessier.

Rappelons que la portion du chemin Glenday, à l'approche de la route 108, est terriblement mal en point. On peut y observer nombre de rapiéçages et trous dans la chaussée. La Ville de Sherbrooke soutient ne pas vouloir trop y investir, car cette portion fait partie des plans du prolongement de la 410, révélait La Tribune récemment.

Aucun échéancier n'est sur la table actuellement pour la phase 2 du prolongement de la 410, assure la porte-parole du MTQ. On doit procéder à du forage géologique sur certains terrains. Le MTQ doit aller en appel d'offres pour du déboisement partiel en vue de cette étape.

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