Pierre Cossette, à la fois candidat et membre du collège électoral

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Le doyen de la faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke, Pierre Cossette, premier candidat officiel à la course au rectorat de l'Université de Sherbrooke, fait partie des membres du collège électoral de la course, l'une des instances chargées de l'élection du recteur ou de la rectrice.

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(Sherbrooke) Le doyen de la faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke, Pierre Cossette, premier candidat officiel à la course au rectorat de l'Université de Sherbrooke, fait partie des membres du collège électoral de la course, l'une des instances chargées de l'élection du recteur ou de la rectrice.

Il assure qu'il ne se mêlera pas de l'élaboration du profil du candidat recherché pour diriger l'université, alors que ce document doit se retrouver entre les mains du collège électoral pour « étude et suggestions ».

Le doyen est le premier candidat à annoncer officiellement qu'il souhaite succéder à la rectrice de l'UdeS, Luce Samoisette, qui terminera son deuxième mandat le 31 mai 2017.

Le fait qu'il soit membre du collège électoral et candidat, de même que les préoccupations soulevées, ont été portées à l'attention de La Tribune.

L'une des responsabilités du collège électoral est notamment de procéder au scrutin, de constituer le comité de mise en candidature, de recevoir de cette instance un profil des compétences de la personne recherchée et un rapport d'analyse des besoins de l'UdeS. Ces documents découlent d'une consultation auprès de la communauté universitaire, lancée le printemps dernier par le comité de mise en candidature.

Les statuts de l'institution prévoient que le comité de mise en candidature soumet ces documents, « pour étude et suggestions » au collège électoral. Ce dernier approuve la version finale de ces documents.

Le doyen de la faculté de droit, Sébastien Lebel-Grenier, également membre du collège électoral, dit considérer sérieusement la possibilité de se lancer dans la course, bien que sa décision finale ne soit pas prise. Il dit attendre la diffusion des documents avant de prendre sa décision.

« Le fait que je sois membre du collège électoral ne modifiera pas ma conduite puisque je n'ai pas accès à de l'information privilégiée, ne faisant pas partie du comité de mise en candidature. (...) Chaque candidate ou candidat devra convaincre les membres du collège qu'il sera mieux à même de servir les besoins de l'Université. »

«Devoir de réserve»

« Je vais m'abstenir de commenter le contenu, assure de son côté Dr Cossette, en soulignant qu'il a choisi d'être transparent et d'annoncer sa candidature tôt dans le processus.

« Je vais exercer un devoir de réserve sur le profil, je ne vais pas commenter. »

Il explique que la formation du collège électoral est « déterminée par les statuts de l'Université ». « Tout ça est réglé et balisé. Tous les doyens font partie du collège électoral par définition. » Rien ne précise dans les statuts qu'un membre du collège électoral ne pourrait se présenter.

Le processus prévoit que les candidatures retenues seront rendues publiques en février 2017. Une fois que sa candidature sera acceptée, il n'aura plus de droit de vote, assure-t-il en citant les statuts.

Il a été impossible d'obtenir la liste complète des personnes siégeant au collège électoral de l'élection. L'institution nous a plutôt référés aux statuts de l'UdeS pour la composition du collège électoral. 

On nous a également indiqué que la liste « est un document produit pour le collège » et que, conformément aux statuts, « ce document est confidentiel jusqu'à ce que le conseil d'administration mette fin au mandat du collège ». Il a également été impossible d'avoir plus de précisions de l'UdeS, lundi. 

L'ancien doyen de la faculté de médecine de l'UdeS Réjean Hébert, également ancien ministre de la Santé, fait partie des candidats potentiels. Il a déjà fait savoir qu'il prendra sa décision une fois que l'analyse des besoins et le profil de la personne recherchée seront dévoilés, vers la fin septembre ou début octobre. 

Invité à commenter les informations obtenues par La Tribune, M. Hébert a indiqué qu'il préférait ne pas commenter, tout en mentionnant que la situation pouvait soulever des questions. 

Également invité à commenter la situation, l'ancien recteur Bruno-Marie Béchard Marinier, en réflexion sur la possibilité de se lancer, estime que cette façon de faire soulève certaines questions, mais n'a pas voulu commenter. Il dit préférer s'en remettre à la sagesse du collège électoral afin d'assurer l'équité entre tous les éventuels candidats.

Il a indiqué qu'en tout respect du processus en cours, il n'annoncera sa décision qu'une fois que le rapport d'analyse des besoins de l'UdeS et le profil recherché seront dévoilés.

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