Diane Délisle défend #Sherbylove

La conseillère Diane Délisle estime que les Sherbrookois... (Archives, La Tribune)

Agrandir

La conseillère Diane Délisle estime que les Sherbrookois s'habitueront à l'utilisation de l'expression Sherbylove et croit même que le mot pourrait devenir une marque de commerce de la ville.

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) La conseillère Diane Délisle estime que les Sherbrookois s'habitueront à l'utilisation de l'expression Sherbylove et croit même que le mot pourrait devenir une marque de commerce de la ville. Elle croit que le débat sur le caractère anglais du mot-clic inscrit sur la nouvelle murale du centre-ville tire son origine d'une confusion.

Elle-même membre du conseil d'administration de Destination Sherbrooke, Mme Délisle admet avoir eu des doutes quand le projet a été présenté, mais ces doutes se sont dissipés. « Après analyse et réflexion, j'en arrive à la conclusion que nous n'aurions jamais accepté une phrase comme I love Sherbrooke. Mais il y a une nuance. Les gens se sont approprié Sherbylove. C'est presque considéré comme un néologisme. Ça ressemble à une marque de commerce. Je suis prête à adhérer à ce nouveau terme dans notre paysage. »

La conseillère ne s'offusque pas non plus du dépassement de coût observé pour la réalisation de la murale. « Même si ç'a coûté plus cher, je crois que ce sera vraiment une marque identitaire. Nous saurons le dire dans les années qui viendront. La murale pourra même servir de matériel pour faire la promotion de la ville. Elle nous prouve que les artistes de MURIRS sont capables de sortir des sentiers battus dans lesquels ils s'étaient confortés.

« J'aimerais que la jeune génération se manifeste et dise à quel point cette murale peut être un élément de fierté. Ma position ne changera pas. En tant qu'élue qui siège à Destination Sherbrooke, je trouvais intéressant de faire comprendre ma position. Plus j'y pense, plus je tourne la situation de tous les côtés, plus je pense que tout le monde finira par acheter le concept. La nuance est grande entre un mot-clic et une phrase. Ça fait jeune, contemporain et international. Ce n'est pas pour ça que je ne continuerai pas de défendre la langue française. »

Par ailleurs, dans un communiqué, la Société nationale de l'Estrie (SNE) affirme que « cette nouvelle controverse n'est qu'un exemple supplémentaire d'un malaise grandissant face à ce qu'elle considère comme un certain glissement linguistique du français vers l'anglais dans l'espace public régional, en cours depuis quelques années ».

Le président de la SNE, Étienne-Alexis Boucher, affirme que « ce qui nous préoccupe, c'est la faible volonté politique de la part des élus de la région quant à la promotion d'une culture et d'une langue très largement minoritaire en Amérique, dont le développement, voire la survie, se doit de reposer sur une vigilance constante des pouvoirs publics ».

Partager

À lire aussi

  • La petite histoire de #Sherbylove

    Actualités

    La petite histoire de #Sherbylove

    L'utilisation du mot-clic #Sherbylove sur la nouvelle murale au centre-ville de Sherbrooke a pris par surprise celle qui est à l'origine de cette... »

  • Murale contestée, murale pleinement assumée

    Actualités

    Murale contestée, murale pleinement assumée

    Le dévoilement de la nouvelle murale de MURIRS, sur la rue Wellington Nord, a largement fait réagir la population sherbrookoise sur les médias... »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer