Une fissure dans la façade de l'Hôtel Wellington

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(Sherbrooke) Le propriétaire de l'Hôtel Wellington devra sécuriser la façade de son établissement, située rue Wellington Sud. À la suite d'une plainte d'un citoyen, qui craint de voir s'effondrer le mur de brique et certaines pièces de béton, la Ville de Sherbrooke demande au propriétaire de mandater un ingénieur pour réaliser une évaluation et pour effectuer les travaux nécessaires le cas échéant.

Outre la dégradation de certains ouvrages de béton, des briques décalées en façade, près d'une fenêtre, peuvent être observées. « Le 15 août, nous avons reçu un signalement de la part du Service de protection contre les incendies, qui avait eu un appel concernant la situation à l'Hôtel Wellington, c'est-à-dire qu'il y a une fissure sur la façade de brique. Il y a eu une inspection par un inspecteur de la Ville et nous avons décidé d'établir un périmètre de sécurité. Aujourd'hui (mercredi), il y a eu une inspection préalable avec un maçon professionnel qui nous indiquait qu'aucune réparation rapide ne pouvait être effectuée. La Ville exigera une étude d'un ingénieur ou d'un professionnel pour déterminer la suite des interventions qui peuvent être faites », explique Jeanne Bégin, chef de section aux permis et à l'inspection à la Ville de Sherbrooke.

Selon l'avis de non-conformité acheminé au propriétaire, une partie du mur de brique est déstructuré et endommagé.

Mme Bégin précise qu'aucun danger n'est imminent pour les piétons selon les informations dont elle dispose, mais que la Ville juge tout de même responsable de sécuriser les trois issues du bâtiment en installant des échafaudages et des contreplaqués. Ceux-ci protégeront les passants si une pièce de la façade venait à s'effondrer.

Jeanne Bégin n'était pas en mesure de préciser, mercredi, qui payera la facture pour l'installation de ces échafaudages devant l'Hôtel Wellington.

Elle ajoute que la responsabilité d'entretenir un édifice et de faire les travaux nécessaires pour assurer qu'il est sécuritaire revient toujours au propriétaire. Dans le cas présent, tout indique que c'est le revêtement qui pose problème. La structure ne serait pas touchée.

« Des travaux de maçonnerie ont été faits en 2007 sur cet édifice pour des problèmes urgents. Quelques études avaient été réalisées à ce moment. Nous espérons avoir un avis professionnel d'ici 15 jours pour nous donner la suite des interventions à faire. »

Le propriétaire pourrait bénéficier du programme de rénovation des façades du centre-ville offert par la Ville de Sherbrooke. Ce programme propose de payer le tiers de travaux, jusqu'à concurrence de 50 000 $. « Il en a déjà fait la demande. Nous l'analyserons, puisque des critères d'admissibilité doivent être respectés. »

Le propriétaire en question, Karimi Ramezanali, confirme avoir été avisé que des briques pouvaient se détacher de la façade de son bâtiment. « Si c'est cher, ce sera un problème. J'essaie de vendre depuis plusieurs années et ça ne fonctionne pas. Ça n'aidera pas. »

M. Ramezanali confirme qu'il souhaiterait bénéficier d'une subvention pour lui venir en aide. S'il ne parvient ni à vendre ni à assumer les frais des travaux, il pourrait opter pour une fermeture pure et simple. « Je préfère fermer, placarder les fenêtres et partir en attendant que quelqu'un achète, si ça coûte trop cher. »

Dans les dernières années, plusieurs tentatives de vendre l'établissement ont échoué. Le propriétaire souhaiterait obtenir 1,6 M$ et avance être en discussion avec des acheteurs potentiels. Il se dit aussi prêt à négocier. En décembre dernier, il espérait plutôt 1,8 M$.

Au nouveau rôle d'évaluation 2016-2018, l'Hôtel Wellington datant de 1927 est évalué à 1 264 000 $.

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