Le cabinet de la mairie se défend d'être dépensier

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Le cabinet de Bernard Sévigny a présenté une rafale de statistiques, lundi soir, pour démontrer qu'il n'était pas plus dépensier que celui du maire précédent, Jean Perrault.

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(Sherbrooke) Le cabinet de Bernard Sévigny a présenté une rafale de statistiques, lundi soir, pour démontrer qu'il n'était pas plus dépensier que celui du maire précédent, Jean Perrault. En excluant l'indice du prix à la consommation et les augmentations de salaire survenues depuis 2007, les chiffres présentés tendent à démontrer que les dépenses du cabinet de la mairie se sont plus ou moins maintenues.

Au conseil du 4 juillet dernier, le maire Bernard Sévigny avait affirmé que son cabinet faisait sa part dans les efforts d'optimisation à la ville de Sherbrooke. Il répondait ainsi au conseiller Marc Denault, qui laissait entendre que le cabinet Sévigny était plus dépensier que le précédent.

À première vue, les salaires et bénéfices marginaux du volet politique du cabinet sont passés de 176 664 $ à 436 551 $, entre 2007 et 2015. Il faut toutefois tenir compte du volet administratif, régi par la convention collective des cols blancs. Par exemple, le cabinet de Bernard Sévigny a aboli un poste d'attaché de presse du maire qui relevait du volet administratif pour le convertir en poste politique. La personne en poste, qui s'occupait de relations avec les médias pour Jean Perrault, se serait sinon retrouvée à travailler pour celui qui le remplaçait après l'élection de 2009.

Il a aussi été précisé que le cabinet de M. Perrault confiait des mandats à des firmes externes pour la rédaction de discours, alors que ces tâches sont maintenant réalisées à l'interne.

Serge Paquin, président du comité exécutif, prévient qu'il faut être prudent avec les chiffres divulgués. « Il faut tenir compte de l'écoulement du temps. Pratiquement dix ans se sont écoulés entre les années de comparaison. Il y a eu de l'inflation, des augmentations de salaire, mais quand on compare en dollars constants, nous arrivons à la conclusion que les dépenses sous le cabinet de Jean Perrault et celui de Bernard Sévigny se comparent très bien. La loi permet d'utiliser un budget qui représente un pourcentage du budget municipal. Tant sous Jean Perrault que sous Bernard Sévigny, on dépense moins que ce que la loi autorise, donc les dépenses de la mairie à Sherbrooke depuis 10 ans sont raisonnables. »

En dollars constants, les dépenses du cabinet s'élèvent à 624 608 $ en 2007, sous Jean Perrault, et à 603 777 $ en 2015, sous Bernard Sévigny. En 2007, c'est 44,8 % du budget alloué à la mairie qui était utilisé, alors que ce pourcentage est de 46,1 % en 2015.

L'an dernier, selon la loi, le cabinet de la mairie de Sherbrooke aurait pu dépenser jusqu'à 966 399 $.

« C'est important de comparer l'ensemble des dépenses. Il y en a une partie qui est administrative et une partie qui est politique. De façon globale, le personnel politique donne plus de souplesse. Quand le maire finit son mandat, leur travail est terminé si le maire n'est pas réélu. Le personnel administratif, en vertu de la convention collective des cols blancs, demeure à l'emploi du cabinet de la mairie. On tend à avoir plus de personnel politique qu'administratif », ajoute M. Paquin.

Au final, le coût par citoyen a lui aussi diminué, passant de 4,23 $ en 2007 à 3,72 $ en 2015.

Certains conseillers ont déploré avoir reçu les statistiques très tard lundi soir. « On ne voulait pas les remettre plus tôt parce que le conseil n'était pas appelé à prendre de décision sur la base de ces documents-là et il était nécessaire de donner des explications », justifie Serge Paquin.

Jean-François Rouleau s'est dit surpris des conclusions du document.

Hélène Dauphinais croit quant à elle que l'exercice démontre que les dépenses sont restées à peu près les mêmes et que l'effort d'optimisation n'est pas important.

Le chef de cabinet de Bernard Sévigny, Étienne Vézina, a rétorqué qu'il s'agit d'une preuve « que nous avons contrôlé les dépenses ».

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