Le projet d'agrandissement des Résidences Murray sera revu

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Richard Lepage a déposé une pétition de 156 noms contre la construction d'une annexe de sept étages aux Résidences Murray.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) Les citoyens opposés à l'agrandissement des Résidences Murray, sur la rue du même nom, ont déposé une pétition de 156 noms au conseil municipal lundi soir pour dénoncer le projet. Ils ont toutefois été informés que le promoteur déposera une nouvelle version de son projet au comité consultatif d'urbanisme le 7 septembre.

Rappelons que l'agrandissement proposé de sept étages et de 50 nouveaux logements soulevait des inquiétudes, notamment en matière de circulation et de stationnement. Des citoyens du secteur craignent aussi qu'une nouvelle construction aussi imposante porte atteinte au caractère patrimonial du secteur.

La présidente du comité consultatif d'urbanisme (CCU), Nicole Bergeron, a confirmé que son comité se pencherait à nouveau sur le dossier avant de la soumettre au débat devant le conseil municipal. « Nous suggérerons probablement que le promoteur aille à la rencontre des citoyens du secteur pour une séance d'information en amont, avant la consultation publique prévue par la loi », a-t-elle mentionné.

Mme Bergeron a précisé que lorsque le CCU appuie une recommandation, c'est pour enclencher le processus pour permettre aux citoyens de se faire entendre. « Ce sont eux en fin de compte qui ont le dernier mot. »

Le président du conseil Serge Paquin a confirmé que le conseil municipal n'avait eu aucune discussion de fond dans le dossier.

« Nous demeurons inquiets »

Le citoyen Richard Lepage n'en a pas moins déposé une pétition contre le projet. « Nous demeurons inquiets de la décision qui découlerait d'une nouvelle rencontre avec le promoteur. Notre pétition compte le nom de 156 personnes qui ne veulent pas du projet tel que présenté. Les conseillers de l'arrondissement sont-ils prêts à s'asseoir avec les citoyens et le promoteur pour discuter d'une meilleure acceptabilité sociale du projet? »

Le citoyen Steve MacKay a par ailleurs ajouté qu'un bâtiment de sept étages irait « à l'encontre du tissu urbain ». Il s'est aussi interrogé sur la possibilité dont dispose le promoteur de faire signer un document aux citoyens pour qu'ils renoncent à la tenue d'un registre.

La greffière Isabelle Sauvé a précisé que ce processus n'est possible qu'à la suite de l'annonce de la tenue d'un registre et qu'il était nécessaire d'obtenir la signature de 50 % plus un des citoyens habiles à voter habitant dans la zone concernée et les zones contiguës.

Joseph Franchomme a quant à lui déploré la complexité du règlement sur l'urbanisme. Le maire Bernard Sévigny lui a d'ailleurs donné raison. « Vous avez raison sur la complexité. Quand j'ai été saisi de la situation, je suis allé moi-même sur la rue Murray pour voir de quoi il en retourne. L'idée n'est pas de perdre des citoyens dans le processus. Il y a une volonté de vous écouter et de vous entendre. »

Le conseiller du district Marie-Rivier, Rémi Demers, a affirmé que le « message est très clair que le projet n'est pas acceptable socialement. Le promoteur est maître de ce qu'il présentera, mais il devra revenir avec un projet acceptable pour votre qualité de vie ».

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