Le grand-frère qui a changé la vie de Jérémie

Jérémie et son grand-frère, Carol Lamoureux, sont jumelés par l'organisme... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Jérémie et son grand-frère, Carol Lamoureux, sont jumelés par l'organisme des Grands frères et grandes soeurs de l'Estrie depuis trois ans. Carol lui aura, entre autres, transmis la passion du cyclisme. Ils sont d'ailleurs allés faire 57 km dans le cadre du grand tour du lac Mégantic les 4 et 5 juin.

Spectre Média, Maxime Picard

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<p>Charlotte R. Castilloux</p>
Charlotte R. Castilloux

Journaliste stagiaire

(SHERBROOKE) À 15 ans, Jérémy est aujourd'hui un jeune adolescent épanoui ayant confiance en lui. Les choses auraient toutefois pu être différentes pour lui s'il n'avait pas eu la présence de Carol Lamoureux, avec lequel il est jumelé grâce à l'organisation des Grands frères et grandes soeurs de l'Estrie.

Se voyant plusieurs fois par mois, Jérémy et Carol font diverses activités ensemble, mais leur préférée reste le sport. «Carol m'a fait découvrir le vélo de route. C'est le fun parce que tous les deux on se challenge et se donne des défis», explique Jérémy en se rappelant les moments passés avec Carol. «Ce que surtout, c'est», poursuit-il.

Inscrire Jérémy au programme des Grands frères est une initiative de sa mère, Nathalie. «Jérémy a besoin de bouger et de faire du sport. Je voulais pour lui une présence qui pourrait lui ferait vivre des expériences, mais aussi qui pourrait lui transmettre des connaissances que je ne peux pas lui apporter», souligne-t-elle en affirmant que le jumelage avec Carol ne pouvait pas être mieux.

Aujourd'hui, ça fait trois ans que Jérémy côtoie Carol grâce à l'organisme des Grands frères et grandes soeurs. «Il était haut comme ça la première fois que je l'ai rencontré», rigole Carol en constatant que Jérémy a beaucoup grandi depuis leur première rencontre. Cette relation entre grand-frère et petit-frère leur apporte mutuellement beaucoup. Pour Jérémy, c'est un gain de maturité et de débrouillardise que remarque surtout sa mère. «L'autre jour, la rampe d'escalier était brisée et il l'a réparé de lui-même», explique Nathalie pour souligner l'expérience et la confiance que Carol a données à Jérémy.

« Pour moi, ça m'apporte une satisfaction et une fierté de voir que l'influence que je peux apporter à Jérémy est positive », affirme Carol, qui dit avoir toujours apprécié le contact avec les jeunes. « J'ai longtemps été animateur pour les scouts, mais dans ces organisations, on ne peut pas développer une relation plus personnelle avec un jeune, il faut tous les traiter également. C'est là que j'ai eu l'idée de devenir un grand frère, et avec Jérémy, ça tout de suite cliqué! »

Les Grands frères et grandes soeurs de l'Estrie permettent à des jeunes, comme Jérémy, de s'identifier à un modèle stable auquel ils peuvent faire confiance et avec qui ils font différentes activités rejoignant leurs intérêts communs. «Les jeunes peuvent ainsi développer une relation saine où ils se sentent valorisés, ce qui leur procure une grande maturité et confiance en eux», explique Andrée-Anne Blais-Auclair, conseillère aux programmes de mentorat de l'organisme.

À la recherche de bénévoles

L'organisation estrienne est en manque de bénévoles, surtout d'homme afin de répondre à la demande pour le jumelage traditionnel. «Nous avons près d'une dizaine de petits frères qui attendent d'être jumelés», explique Vicky Leclerc, directrice des Grands frères et grandes soeurs de l'Estrie.

Toutes les personnes intéressées sont invitées à poser leur candidature. «Nous ne cherchons pas de modèle particulier, affirme la directrice. Tout le monde a un bagage personnel et des intérêts qui peuvent aider nos jeunes à grandir. Tout ce que nous souhaitons, c'est d'avoir des personnes fiables.» L'implication minimale demandée aux grands frères et grandes soeurs est d'un an auprès d'un jeune; mais, de manière générale, les «jumelés» apprécient tellement leur expérience qu'ils persistent quelques années, selon Mme Leclerc.

Actuellement, moins d'une vingtaine de jumelages sont actifs dans l'organisation. Ce qui représente une légère baisse par rapport aux années passées. L'organisme souhaite donc repartir en force et augmenter le nombre de pairages d'ici 2017.

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