La Ville a identifié la mystérieuse substance du ruisseau Lyon

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Yannick Fleury / LA PRESSE Ruisseau Papineau-Lavoie à Laval

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(SHERBROOKE) La Ville de Sherbrooke a identifié la substance qui a été déversée dans le ruisseau Lyon au cours de la fin de semaine. Il s'agirait d'un produit de nettoyage biodégradable qui ne présente aucun risque pour la santé.

Des citoyens s'étaient inquiétés de trouver un produit de couleur bleue dans le ruisseau Lyon près de l'autoroute 410. En début de semaine, la directrice du service des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke, Caroline Gravel, indiquait que la municipalité procédait à des analyses et que les résultats devaient être connus jeudi.

« Nous avions récupéré de l'eau à la suite du déversement, mais la quantité d'eau n'était pas suffisante pour faire toutes les chromatographies qu'on voulait faire pour trouver des produits chimiques déversés dans la rivière Magog », explique Mme Gravel.

Parallèlement, la section de la préservation de l'environnement a visité quelques entreprises dans un secteur ciblé pour vérifier leurs installations. Ces visites n'ont donné aucun résultat. Par ailleurs, une autre compagnie, située à l'extérieur du périmètre ciblé, a communiqué avec les autorités municipales. Elle a affirmé qu'un nouvel employé avait déversé un liquide coloré dans l'égout pluvial lors du rinçage de récipients.

« Nous avons été chanceux. L'entreprise nous a appelés. Ils nous ont expliqué ce qui s'est passé et nous ont donné la fiche des produits. Ça confirme totalement la couleur de l'eau trouvée dans la rivière et la présence de la mousse blanche. Pour nous, il n'y a pas d'infraction. Le produit n'est pas toxique et est biodégradable. »

Habituellement, selon les normes en vigueur, ce produit est prétraité par l'entreprise avant d'être vidé dans l'égout domestique. Il subit alors un dernier traitement à l'usine d'épuration municipale.

« La compagnie avait aussi de bonnes procédures pour que ça ne se produise pas. C'est seulement qu'il y a eu méprise par les employés d'entretien. Les produits devaient aller en prétraitement. »

Pourquoi des produits biodégradables et non toxiques doivent-ils être prétraités? « Je n'en ai aucune idée, mais il doit y avoir d'autres produits et la procédure s'applique pour l'ensemble des produits de l'entreprise. Des mesures ont été prises pour ramasser ce qui restait autour des regards. Ils ont aussi fait une rencontre avec les employés d'entretien. »

Les composantes du produit ne figurent pas sur la liste des matières interdites dans le règlement de la municipalité. L'entreprise fautive, dont la Ville ne souhaite pas divulguer le nom, ne recevra donc pas de constat d'infraction. Toutefois, comme pour tous les déversements survenant sur le territoire de Sherbrooke, les renseignements recueillis seront transmis au ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) qui a la responsabilité de faire appliquer la Loi sur l'environnement.

La Ville ne compte pas acheminer de facture à l'entreprise non plus puisqu'il n'y a pas de frais encourus pour mener des tests. Le MDDELCC n'avait pas statué dans ce dossier jeudi.

Les citoyens sherbrookois qui constateraient la présence de déversements ou des situations inhabituelles peuvent téléphoner au 819 821-5858.

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