Des remous au cabinet de la mairie pour l'abolition d'un poste

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L'abolition d'un poste de secrétaire-réceptionniste au cabinet de la mairie pour le remplacer par un poste de rédaction de nature politique a causé des remous lundi au conseil municipal.

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(Sherbrooke) L'abolition d'un poste de secrétaire-réceptionniste au cabinet de la mairie pour le remplacer par un poste de rédaction de nature politique a causé des remous lundi au conseil municipal.

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Jean-François Rouleau

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Hélène Dauphinais, Annie Godbout et Jean-François Rouleau ont inscrit leur dissidence. Même s'ils ont voté pour la résolution, les conseillers Pierre Tardif et Marc Denault ont aussi soulevé des questions.

« Ce que je comprends c'est que ce poste devient politique. Dans un monde idéal, dans l'administration précédente, j'aurais été en accord, mais compte tenu de la présence d'un parti politique, de l'absence d'une deuxième force politique, par principe, j'inscris ma dissidence », a réagi Jean-François Rouleau.

« Le cabinet de la mairie dispose d'un budget, c'est inscrit dans la loi, et nous utilisons un faible pourcentage de ce budget. Ce qu'on fait, c'est qu'on abolit un poste de secrétaire pour créer un poste de rédaction politique au cabinet. Les communications se font davantage à l'écrit maintenant et le nouveau poste permet une plus grande facilité d'embauche. », a expliqué le maire Bernard Sévigny.

« Quand le poste s'est libéré, il y a un an, nous avons essayé quatre personnes en raison des exigences du poste et tout le processus d'affichage a coûté très cher. Il y a des économies substantielles à procéder de cette façon-là. »

La conseillère Annie Godbout y voit un danger de partisanerie.

« Le contexte de parti politique et le contexte d'élection dans un an, ça m'a préoccupée. Quand je regarde la définition des tâches, qui est de répondre aux questions des citoyens, de les accompagner dans leurs démarches auprès des différents services, c'est ce que nous faisons comme élus. Je ne comprends pas pourquoi au cabinet de la mairie, il y a un poste spécifiquement pour ça.

« J'ai l'impression que ce poste servira seulement au parti Renouveau. Pourquoi ce n'est pas le parti qui embauche une ressource? Le contexte est très mal choisi. »

Pierre Tardif a cherché à savoir pourquoi le Renouveau sherbrookois n'utilisait pas son budget de recherche et de développement pour procéder à l'embauche d'une nouvelle ressource.

« Moi, quand je fais des tâches comme ça, je prends mon budget de recherche et développement. Ce serait une occasion d'économiser encore. »

« Le budget de recherche et de soutien, c'est pour les conseillers municipaux, ce n'est pas pour le maire. Le maire a un budget de cabinet de la mairie. Quand on fait une substitution de poste comme celui-là, il y a des économies », a répondu Bernard Sévigny.

Hélène Dauphinais abondait dans le même sens que ses collègues dissidents.

« On est dans un processus d'optimisation. On demande aux organismes paramunicipaux de faire leur part. Le cabinet aurait pu faire sa part. »

« Je pense que le cabinet fait sa part. Je comprends très bien que vous soyez contre. Je vis bien avec ça. Ça ne m'étonne pas et je comprends ça », a réagi M. Sévigny.

« Les dépenses du cabinet coûtent moins cher que dans le cas de mon prédécesseur. Je pourrais en faire la démonstration. »

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