La passerelle cyclable aurait coûté 700 000 $ de plus

Ce sont finalement 700 000 $ supplémentaires que... (Archives, La Tribune)

Agrandir

Ce sont finalement 700 000 $ supplémentaires que la Ville de Sherbrooke devrait débourser pour la construction d'une passerelle cyclable au-dessus de l'autoroute 410. Initialement estimé à 1,42 M$, le coût de la passerelle aurait grimpé à 2,1 M$.

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Ce sont finalement 700 000 $ supplémentaires que la Ville de Sherbrooke devrait débourser pour la construction d'une passerelle cyclable au-dessus de l'autoroute 410. Initialement estimé à 1,42 M$, le coût de la passerelle aurait grimpé à 2,1 M$.

« Nous avons commencé avec un projet à même le viaduc existant et nous avions obtenu une subvention de 710 000 $ pour 50 % des coûts, estimés à 1,42 M$. À ce moment-là, je vous avais présenté un projet avec quatre options. La passerelle indépendante coûtait 300 000 $ de plus, donc 1,72 M$ en incluant 10 % pour les honoraires professionnels selon les coûts qui avaient été ciblés par le ministère des Transports (MTQ) », explique Caroline Gravel, directrice du service de la planification urbaine à la Ville de Sherbrooke.

Tous les dépassements sont nécessairement à la charge de la Ville. Les 300 000 $ auraient été puisés dans des économies réalisées lors de la construction d'autres pistes cyclables.

Selon Mme Gravel, les coûts des honoraires professionnels ont grimpé à 28,6 % lors de l'arrivée des plans et devis finaux. « Nous pensions pouvoir faire une partie de la surveillance nous-mêmes, mais le ministère exige de faire sa propre surveillance, ce qui coûte deux fois le prix que nous avions prévu. La valeur de la passerelle a augmenté puisque nous avons accru sa capacité portante pour permettre le passage de petits véhicules de déneigement. Il fallait qu'elle soit un peu plus forte structuralement. Le MTQ avait aussi choisi des matériaux plus durables et il était question d'une mise aux normes de l'éclairage.

« Jusqu'à la fin, nous avons espéré qu'avec le jeu des soumissions, nous aurions un meilleur prix, mais le protocole d'entente n'est toujours pas signé, les coûts sont astronomiques, et il faudrait faire les travaux l'hiver, ce qui augmenterait encore plus les sommes à dépenser. Pour moi, c'est un gouffre sans fond. Il faut arrêter ça. S'il y avait une augmentation de subvention ou qu'il était possible de trouver des fonds, la construction d'une passerelle resterait la solution idéale. C'est ce que nous voudrions avoir, mais il faut avoir les moyens de ses ambitions. Si nous ne pouvons pas avoir les subventions, il faudrait opter pour une solution palliative. »

Interpellé à la fin du mois de juin pour dévoiler les montants des dépassements de coûts, le conseiller Bruno Vachon avait parlé de quelques dizaines de milliers dollars et ajoutait que le montant frisait 100 000 $. « Il n'était pas question que je confirme de montant dont vous n'étiez pas au courant », a-t-il lancé à ses collègues élus.

« Les dossiers municipaux ne sont pas gérés sur la place publique. Avant de donner des chiffres publiquement, la moindre des choses était de les soumettre aux membres du conseil. La réalité, c'est que ça nous coûte deux fois plus cher et que plus le temps passe, plus les coûts augmentent. Ces coûts sont à la charge exclusive de la Ville, mais le projet est géré par le MTQ. Il y a un problème », ajoute le maire Bernard Sévigny.

La conseillère Christine Ouellet a pour sa part précisé qu'il est permis d'utiliser les trottoirs sur les ponts à condition que les cyclistes descendent de leur vélo.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer