Le licou ne sera obligatoire qu'en septembre

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Les propriétaires canins sherbrookois disposeront d'un sursis avant l'application du nouveau règlement sur le port obligatoire du licou. Si les élus voteront pour adopter le règlement à la séance du conseil municipal du 4 juillet, les patrouilleurs ne séviront qu'à partir de septembre.

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(Sherbrooke) Les propriétaires canins sherbrookois disposeront d'un sursis avant l'application du nouveau règlement sur le port obligatoire du licou. Si les élus voteront pour adopter le règlement à la séance du conseil municipal du 4 juillet, les patrouilleurs ne séviront qu'à partir de septembre.

Le comité exécutif de la Ville de Sherbrooke a rendu cette décision à la suite de sa réunion de mardi. Si le sujet a soulevé les passions, notamment avec la mise en ligne d'une pétition qui avait recueilli plus de 1300 signatures mercredi, le nombre de lettres de plaintes acheminées à l'hôtel de ville n'était pas considérable mercredi. On rapporte moins d'une dizaine de plaintes.

Le président du comité exécutif, Serge Paquin, explique que cette décision est calquée sur celle de la municipalité de Sainte-Julie.

« Nous voulons nous assurer qu'il y aura suffisamment de licous sur le marché. On s'est laissé dire que Sainte-Julie a connu des problèmes d'approvisionnement. En même temps, on laissera les gens s'habituer et nous déploierons une campagne de communication. »

«Franchement, je ne pense pas qu'il y a de la marge de manoeuvre.»


Le conseil se prononcera quand même le 4 juillet pour signifier clairement l'orientation qu'il souhaite prendre. 

« Franchement, je ne pense pas qu'il y a de la marge de manoeuvre. Le conseil a pris deux fois deux heures pour en parler. Nous nous étions longuement penchés sur la question lorsque nous avons harmonisé le règlement. Je pense que le conseil a fait son lit sur la question. »

Aux prétentions des comportementalistes, selon lesquelles le licou n'aurait aucun effet sur le nombre de morsures, M. Paquin rétorque que la Ville de Sainte-Julie avait basé sa décision sur les recommandations d'un comité auquel siégeaient un représentant de la Faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe et un représentant de l'Association des vétérinaires du Québec. « Dans la population, les échos sont plus positifs que négatifs. Nous ne pouvons pas satisfaire tout le monde, mais c'est un fait, il y a des gens qui ont des craintes. Le licou est moins draconien que d'imposer la muselière. »

Sensibilisation et responsabilisation des propriétaires

Le président de l'Association des propriétaires canins du grand Sherbrooke, Bertrand Boisvert, espère pour sa part que l'adoption du règlement sera reportée. « Nous souhaitons nous aussi assurer la sécurité de la population, mais nous demandons au maire de retarder et de revoir ce règlement. Ce n'est pas ce dont nous avons besoin. »

Pour M. Boisvert, la solution passe par la sensibilisation et la responsabilisation des propriétaires. « Il faudrait qu'on applique les règlements qui sont déjà là. Si ton chien est en laisse, il y a beaucoup moins de chances qu'il y ait un problème. Le règlement actuel a déjà des dents, mais la SPA et les policiers n'ont pas le personnel ni le budget pour le faire respecter. » 

Bertrand Boisvert déplore par ailleurs que la spécialiste en comportement canin de la SPA n'ait pas été consultée avant de rédiger le nouveau règlement. « Ça prendrait une rencontre avec la Ville pour discuter du vrai problème. Si nous sommes capables de rencontrer le maire, nous irons le voir avec des spécialistes. »

Serge Paquin rétorque que la Ville a eu des discussions avec la SPA de l'Estrie dans la journée de lundi. Elle s'est entretenue avec son directeur général, Bruno Felteau. 

M. Felteau confirme avoir reçu un appel du contentieux de la Ville l'informant que des discussions auraient lieu en soirée. « On ne savait pas qu'elle était la décision. Bien sûr que nous aurions aimé être consultés, mais peut-être que les autorités n'ont pas eu le temps de nous contacter avant de prendre cette décision. L'heure n'est pas au blâme, mais plutôt à trouver des solutions. Comme aucune autre ville n'a encore appliqué une telle disposition, nous sommes en collecte d'information afin de nous faire une tête sur le sujet et solliciterons, par la suite, une rencontre avec M. Sévigny la semaine prochaine pour en discuter. [...] Nous sommes bien peinés de voir les confrontations actuelles. Nous ferons donc notre possible pour contribuer à rétablir la paix qui caractérise notre communauté où il fait habituellement si bon vivre. »

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