Des économies de 1,8 M$ liées à l'hiver doux

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Guylaine Boutin, directrice du service de l'entretien et de la voirie à la Ville de Sherbrooke.

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(Sherbrooke) L'hiver chaud et pluvieux qui s'est terminé en mars aura été tellement doux qu'il a permis des économies de 1,8 M$ dans les activités de déneigement par rapport aux sommes budgétées à la Ville de Sherbrooke. Il aura coûté près de 7,8 M$ pour assurer la sécurité des Sherbrookois sur les routes l'hiver dernier.

Guylaine Boutin, directrice du service de l'entretien et de la voirie à la Ville de Sherbrooke, explique que 1,1 M$ sont comptabilisés dans l'exercice budgétaire qui s'est terminé au 31 décembre 2015. « Pour l'instant, nous sommes en avance de 700 000 $ sur le budget de 2016. »

Parmi les faits saillants de la saison froide, le mois de décembre a compté 27 jours de températures au-dessus de 0. En avril, les températures enregistrées sont à l'opposé, alors que 26 jours ont vu le mercure descendre sous le point de congélation. En tout, seulement 156 centimètres de neige sont tombés au sol, soit à peu près la même quantité qu'en 2011-2012. En comparaison, cette donnée est inférieure de 101 cm à la moyenne des cinq dernières années. La quantité de pluie a toutefois été trois fois plus importante que la moyenne des cinq dernières années.

« Il y a 800 000 $ des économies qui viennent des abrasifs et une autre grosse économie vient du fait que nous n'avons pas eu besoin de faire de ramassage de neige. Ce sont deux activités qui coûtent excessivement cher. Nous avons utilisé 13 % moins de sel abrasif et 25 % moins de pierres abrasives. »

En effet, 75 % moins de neige a été transportée par camions dans les dépôts à neige.

« Nous avons eu beaucoup moins de sorties de nos équipements en novembre et en décembre. Nous avons donc continué la pose de ponceaux, le nettoyage de fossés, les réparations dans les rues. De janvier à mars, nous n'avons pas eu besoin d'embaucher des sous-traitants de l'extérieur pour qu'ils viennent nous aider à boucher des nids-de-poule. Cette année, nous avons tout fait à l'interne pour garder le réseau en état. »

Enfin, la Ville a commencé l'implantation d'une technologie de géolocalisation pour les équipements de déneigement. Elle a été configurée sur toutes les chenillettes à trottoirs, mais doit encore être installée sur les camions d'épandage. « Ça permet de suivre les opérations un peu comme le font les contrôleurs aériens qui suivent les avions. Les gestionnaires connaîtront la position de tous les équipements sur le territoire. »

Cette technologie permettra de confirmer que les opérations de déneigement respectent les niveaux de services établis dans la politique de la Ville.

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