Un camp d'été pour artistes en herbe

Gentiane Bélanger... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Gentiane Bélanger

Spectre Média, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) Les petits Picasso de 6 à 12 ans pourront exprimer leur créativité tout en voyageant dans le temps cet été au camp artistique de la galerie d'art Foreman de l'Université Bishop's.

Pour sa sixième année, le camp bilingue se déroulera sous le thème L'art à travers l'histoire. Chaque semaine du 27 juin au 29 août, les enfants seront transportés dans une nouvelle période de l'histoire de l'humanité et découvriront les différentes formes et techniques d'art associées à cette époque.

« Le programme de cet été a été développé par Ariane Larose, une stagiaire en éducation culturelle ici, à Bishop's. Au fil des huit semaines, les enfants vont participer à des activités contemporaines, mais qui font référence à d'anciens procédés, d'anciennes manières de générer des images », explique Gentiane Bélanger, directrice de la galerie Foreman.

Par exemple, la deuxième semaine, les campeurs s'intéresseront aux premiers systèmes d'écriture et pour ensuite concevoir leur propre langue. À la fin du mois de juillet, ils exploreront l'origine et l'évolution de la photographie et du cinéma, alors qu'en août, ils s'inspireront des artistes du Land Art comme Andy Goldsworthy et Robert Smithson pour créer des oeuvres sur le campus de l'Université Bishop's.

« Il y a vraiment une grande variété d'approches artistiques qui va être couverte pendant les huit semaines, mentionne Mme Bélanger. On va notamment travailler la gravure inversée, le stop-motion, les jeux de silhouettes et d'ombre, la poterie et l'art fait de matériaux recyclés. »

« Mais on s'entend que ce n'est pas l'école, on ne va pas donner des cours : tout ça comprend des activités qui sont amusantes pour les enfants, qui sont très pratiques et non théoriques. »

Expositions

À la fin de chaque semaine, les artistes en herbe auront l'occasion de présenter leurs chefs-d'oeuvre à leurs parents et amis lors d'un vernissage à la galerie d'art Foreman ou au laboratoire communautaire d'art, situé sous la galerie.

Le camp a également établi un partenariat avec le centre en art actuel Sporobole, afin que les jeunes puissent entreprendre le montage d'une exposition de A à Z lors de la septième semaine.

« En collaboration avec Sporobole, on a développé toute une semaine sur l'idée d'être commissaire d'exposition, mentionne Gentiane Bélanger. C'est pour faire comprendre aux jeunes qu'on peut faire des oeuvres, créer des objets, mais qu'on peut aussi les mettre en scène, et qu'il y a une dimension créative et esthétique à ça. »

« Lors de cette semaine-là, on va jouer avec les jeunes à devenir des commissaires d'exposition, on va inventer des narrations, créer des décors, des personnages, et monter des situations d'exposition. »

Par ailleurs, s'il s'agit d'un camp d'été bilingue, l'objectif n'est pas d'enseigner le français ou l'anglais aux campeurs, mais seulement de les familiariser aux deux langues.

« Nos animateurs sont totalement à l'aise dans les deux langues et encouragent le contact des enfants avec celles-ci. Les campeurs n'ont pas du tout besoin de connaître à la fois le français et l'anglais, mais ils vont être exposés aux deux langues pendant leur visite chez nous. »

« Le but, c'est vraiment de placer les enfants dans un environnement bilingue, mais personne n'est forcé de parler dans une langue en particulier. On s'assure que l'information est toujours transmise dans les deux langues et qu'il n'y a pas de favoritisme. »

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