Une association des gens d'affaires voit le jour à Lennoxville

Louise Mathieu... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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Louise Mathieu

Spectre Média, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) L'arrondissement de Lennoxville compte maintenant sur sa propre association de gens d'affaires. L'assemblée de fondation du nouveau regroupement s'est tenue à la fin du mois de mai.

«L'Association a été mise en place afin de maintenir un climat de concertation et de collaboration entre les acteurs du milieu, de stimuler l'économie locale, de rendre le secteur plus animé, d'en orchestrer la promotion, en plus d'améliorer le cadre de vie général des citoyens», lit-on dans un communiqué publié par Commerce Sherbrooke.

Le regroupement visera donc à remplir une mission semblable à celle de l'Association des gens d'affaires du centre-ville ou à celle de Synergie Saint-Élie, par exemple.

«L'objectif est de réanimer la vitalité commerciale de la rue Queen et de créer des maillages. Ce sera une façon de prendre une part d'initiative et de permettre aux gens de se faire des contacts, tout ça de façon positive», a rapporté Louise Mathieu, membre du comité de pilotage.

Dans un sondage mené avant la création de l'association, aucun commerçant n'a montré de réticence à l'idée de payer une cotisation. «Il faudra que l'offre soit suffisante pour que ce soit perçu comme un investissement plutôt qu'une cotisation. Je suis certaine qu'ensemble, nous sommes plus forts que tout seuls. Nous voulons garder les entreprises de chez nous vivantes.»

Jusqu'à maintenant, la nouvelle association compte 21 membres. Un 5 à 7 de réseautage sera organisé le 8 juin au restaurant Sebby's et il sera possible d'y adhérer à l'organisation.

Pour Commerce Sherbrooke, la multiplication des associations de gens d'affaires n'est aucunement une façon d'empiéter sur la mission de la Chambre de commerce de Sherbrooke. Ces initiatives se veulent complémentaires, selon le directeur général de Commerce Sherbrooke, Gilles Marcoux.

«Essentiellement, la Chambre de commerce est un groupe de pression. Elle a une vision d'ensemble du territoire. Elle ne peut pas défendre les intérêts particuliers d'un secteur de la ville parce qu'il serait hasardeux de prendre position dans un dossier où deux secteurs se trouvent en opposition», explique-t-il.

«Depuis quelques années, nous travaillons à la revitalisation du secteur de Lennoxville. Nous avons mis en place un plan marketing pour bien positionner l'offre du secteur. Pour la mise en oeuvre, elle vient de la mobilisation des gens d'affaires. L'association devient un bel outil pour mettre en place des projets. C'est emballant de voir qu'on peut mobiliser les gens d'affaires et qu'ils sont prêts à mettre l'épaule à la roue pour développer leur propre secteur.»

À la Chambre de commerce de Sherbrooke, la directrice générale Louise Bourgault ne voit pas non plus de conflits entre la mission des associations et celle de la Chambre de commerce. «Les associations font l'animation de leur milieu. L'événement Bouffe ton centro en est un bel exemple. Si elles avaient la même mission que nous, ça ne passerait pas. Mais pour de l'animation, c'est mieux quand les commerçants le font entre eux. Quant à nous, nous nous chargeons de donner de la formation ou de l'information et d'organiser des déjeuners-conférences. Comme nous sommes au centre-ville, nous faisons partie de l'Association des gens d'affaires du centre-ville. Je n'ai pas l'impression qu'on nous marche sur les pieds.»

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