Le conseil dit oui à la superclinique à l'angle King et 410

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La superclinique serait située en façade de la rue King Ouest, devant l'ancien centre de distribution de BRP.

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(Sherbrooke) Le projet de superclinique prévu à l'angle de l'autoroute 410 et de la rue King Ouest a obtenu l'aval du conseil municipal lundi. Seule une portion du terrain pourra être zonée commerciale alors que le bâtiment de l'ancien centre de distribution de BRP conservera sa vocation industrielle.

Le bâtiment projeté aura une superficie de 14 000 mètres carrés. Les usages liés directement à la santé devront occuper une proportion minimale de 65 % de l'espace locatif. Un maximum de 750 mètres carrés pourra être consacré à des usages professionnels non liés à la santé.

Des services spécialisés en éducation, un centre de conditionnement physique, une pharmacie ou la vente au détail d'articles reliés à la santé seront entre autres permis. Un supermarché Avril s'installera également dans le nouveau complexe.

Michael Howard, directeur par intérim du service de la planification et du développement urbain à la Ville de Sherbrooke, rapporte que 678 cases de stationnement sont prévues, dont 178 en souterrain. « Nous demandons beaucoup d'arbres dans le stationnement et le long de la rue J.-A. Bombardier pour limiter l'effet des îlots de chaleur. Un accès pour les piétons sera aménagé à partir de la rue King Ouest. »

Commerce Sherbrooke et Sherbrooke Innopole ont donné leur accord au projet dans la mesure où l'ancien centre de distribution de BRP demeure autonome et conserve ses aires de transbordement.

Le conseiller Julien Lachance s'est montré inquiet devant l'ajout d'une vocation commerciale dans ce secteur. « Il me semble que nous avons beaucoup de terrains commerciaux. N'aurons-nous pas des trous qui seront difficiles à remplir et qui créeront du commerce déstructuré ? »

Vocation industrielle

Chantal L'Espérance, qui a été présidente du comité consultatif d'urbanisme pendant quatre ans, s'étonnait qu'on abandonne une partie de la vocation industrielle du terrain aussi facilement. « Sentez-vous une volonté d'étendre le zonage commercial au centre de distribution ? » Elle suggère de trouver un mécanisme qui assurera le maintien du caractère industriel.

«Ce n'est pas une épicerie standard. Elle a une vocation plutôt santé.»


Le maire Bernard Sévigny a mentionné que tous les sites possibles avaient été étudiés. « Il n'y en avait pas d'autres, sauf à l'extrémité ouest de Deauville, mais il y avait un enjeu d'accessibilité. »

M. Howard a pour sa part précisé que la Ville procède par projet particulier de construction, de modification et d'occupation d'un immeuble précisément pour éviter le débordement des usages.

Mme L'Espérance a aussi soulevé que plusieurs épiceries se trouvaient déjà dans le secteur. « Ce n'est pas une épicerie standard. Elle a une vocation plutôt santé », justifie Michael Howard.

Pour la présidente du comité consultatif d'urbanisme, Nicole Bergeron, le projet piloté par Immex société immobilière constitue un compromis acceptable. « Sur l'esprit de la superclinique, tout le monde était d'accord qu'il fallait aller de l'avant. S'il devait y avoir d'autres projets, j'apprécierais que le Ministère nous laisse faire notre travail en matière de zonage avant de discuter du projet sur la place publique. Il sera aussi important que le promoteur fasse des efforts réels pour répondre aux questions des industries qui souhaiteraient s'établir dans ce secteur. »

Puisqu'il n'est pas permis d'installer une industrie lourde dans ce secteur, aucun usage ne viendrait en conflit avec la superclinique.

Serge Paquin a résumé que les trois enjeux principaux du projet étaient de maintenir la vocation industrielle, de répondre aux besoins de la clinique et de maintenir l'équilibre commercial.

Louisda Brochu, président de Commerce Sherbrooke, a par ailleurs mentionné que les préoccupations pour l'offre commerciale étaient justifiées. « Il y a 35 000 mètres carrés de libres dans ce secteur et nous devons tenir compte de tout ce qui se dit à propos de Costco, mais pour un complexe de la santé, il est difficile pour un promoteur de rendre son projet rentable s'il n'a pas une portion commerciale. »

Des consultations publiques se tiendront en lien avec le changement de zonage nécessaire à l'établissement de la superclinique. Elles auront lieu le 27 juin à 18 h 30, aux bureaux des arrondissements de Jacques-Cartier et de Rock Forest-Saint-Élie-Deauville.

Enfin, l'attachée de presse du ministre de la Santé Gaétan Barrette confirme que deux groupes de médecine familiale ont amorcé des démarches auprès du CIUSSS. La Ville de Sherbrooke n'a toutefois pas reçu de demande pour un second projet de superclinique.

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