État de la St-François: pas de dégradation marquée à Sherbrooke

Quelles sont les actions posées pour préserver la rivière Saint-François? Quels... (Archives La Tribune, Julien Chamberland)

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(SHERBROOKE) Quelles sont les actions posées pour préserver la rivière Saint-François? Quels sont les organismes qui oeuvrent à maintenir une bonne qualité de l'eau? Ces questions et plusieurs autres ont été répondues lors du colloque Tous en action pour la Saint-François.

Le Conseil de gouvernance de l'eau des bassins versants de la rivière Saint-François (COGESAF) invitait une dizaine d'intervenants à venir parler de leurs projets entourant la rivière Saint-François. Les participants en ont également profité pour mettre en commun leurs recherches. D'ailleurs, il en est ressorti que la situation sherbrookoise est stable.

«Il n'y a pas de dégradation marquée sur l'ensemble du territoire», mentionnait Stéphanie Martel, directrice générale du COGESAF.

Parmi les enjeux discutés lors du colloque, les conditions de qualité d'eau étaient au programme, mais également d'autres thèmes comme la sécurité des lieux, la qualité des plages et les enjeux récréotouristiques, dont les algues bleues.

Même si le dossier des algues bleues se fait plus discret depuis quelque temps, le problème n'est pas disparu. «Il y en a encore et il y en aura probablement toujours, affirme Mme Martel, l'important c'est d'en assurer le contrôle dans nos points d'eau». Même si le COGESAF n'effectue pas de suivi rigoureux sur les cyanobactéries, il reste en contact avec les différentes associations de riverains de la région à ce sujet. Parmi les riverains, des «sentinelles» testent l'eau et signalent au gouvernement s'ils jugent que la quantité d'algues bleues est nuisible.

Contaminants émergents

Plusieurs présentations se sont enchaînées dans la journée, dont une de Juan Sebastian Sanchez, technicien en environnement chez Blueleaf, qui portait sur les contaminants émergents dans l'eau potable. Entre 2014 et 2015, l'équipe de Blueleaf s'est attardée aux nouveaux polluants présents dans les eaux du Québec.

Les contaminants trouvés «sont tous issus de la contamination humaine, explique M. Sanchez, des habitudes de vie humaine ou des techniques agricoles.» En effet, les échantillons d'eau infectée contenaient différents produits pharmaceutiques et pesticides. Ces contaminants pourraient avoir des impacts sur la santé de la population, d'où l'importance de les étudier afin de les maîtriser rapidement.

Sherbrooke se trouvait dans les cinq villes ayant le plus de ces contaminants dans ses eaux. Toutefois, il est important de souligner que l'étude de Blueleaf s'est déroulée avant que les changements de modernisation de la station de traitement de l'eau potable, J. M-Jeanson. À ce jour, la situation de Sherbrooke s'est probablement améliorée, souligne M. Sanchez.

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