Manque de communication autour de l'étang Howard

L'étang du domaine Howard ne sera pas nettoyé... (Archives, La Tribune)

Agrandir

L'étang du domaine Howard ne sera pas nettoyé cette année, le temps de réaliser une étude sur la façon la plus écologique de procéder.

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Un manque de communication apparent à la Ville de Sherbrooke a soulevé le mécontentement de la conseillère Chantal L'Espérance. Le nettoyage de l'étang du domaine Howard et l'ensemencement du plan d'eau, qui est en fait un bassin de rétention, étaient au coeur d'un quiproquo.

Au conseil municipal la semaine dernière, Mme L'Espérance déplorait que l'étang Howard ne soit pas accessible pour la Fête de la pêche, qui se tiendra du 3 au 5 juin. « La raison, c'est qu'il y a le nettoyage, ce fameux nettoyage que j'ai décrié, qui se fait après la Fête de la pêche. Ç'aurait été du gaspillage de poissons ensemencés, parce qu'on sait qu'ils ne seront pas tous pêchés. Et on sait que s'ils les enlèvent, ils ne peuvent pas les remettre. On doit finalement tuer les poissons », avait d'abord laissé entendre la conseillère.

Ce serait l'information qui avait été communiquée aux organisateurs de la Fête de la pêche. Mme L'Espérance, elle, militait pour que le dragage de l'étang soit reporté. « Ailleurs, on capte les feuilles et les sédiments, mais on ne procède pas à quelque chose de drastique. La Ville a finalement décidé de réaliser une étude cette année. Si on doit aller en nettoyage, on le fera en 2017. La Fête de la pêche n'a pas été informée de ça. »

Après vérification, des poissons pourront bel et bien y être ensemencés cette année et la Fête de la pêche pourra s'y tenir. Toutefois, les outils de communication de l'événement ont déjà été imprimés sans la mention de l'étang Howard.

« C'est un endroit très recherché, entre autres par le centre de réadaptation. C'est plus facile pour les personnes en fauteuil roulant d'y pêcher que d'aller près d'une rivière. »

Travail nécessaire

Chantal Pelchat, chargée de projet en environnement à la Ville de Sherbrooke, explique qu'il est nécessaire de descendre le niveau de l'eau de l'étang lors des activités de dragage, qui surviennent environ aux cinq ans. « Dans un cas comme celui-là, nous n'avons pas le choix de récupérer les poissons et pour assurer leur survie, il faudrait probablement un bassin. Ça devient coûteux », explique-t-elle.

Les poissons ne peuvent effectivement pas être rejetés dans un milieu naturel, notamment en raison des maladies qu'ils pourraient transporter. « Il y a aussi le danger de rejeter des espèces exotiques. »

Mme Pelchat, qui confirme qu'une étude est en cours, rappelle que le rôle premier de l'étang Howard en est un de bassin de rétention. « Il faut s'assurer qu'il n'est pas plein de sédiments et de matières organiques. Nous nous interrogeons à savoir si le milieu est approprié pour l'ensemencement. D'une part la gestion des poissons est problématique, puisque les poissons comestibles doivent être envoyés dans les banques alimentaires lorsqu'on les retire de l'eau. D'autre part, nous n'avons pas étudié la complexité d'avoir un bassin pour transférer les poissons. Il faut voir ce qui est prioritaire : la rétention ou la pêche. Ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas jumeler les deux. »

L'étude de la Ville sur la façon la plus écologique de nettoyer l'étang devrait être terminée en septembre.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer