UdeS: un budget «qui vise l'équilibre»

L'Université de Sherbrooke devra trouver 5,4 M $ afin d'équilibrer son budget... (Archives La Tribune, René Marquis)

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(SHERBROOKE) L'Université de Sherbrooke devra trouver 5,4 M $ afin d'équilibrer son budget en 2016-2017. L'institution a adopté lundi un budget qui « vise l'équilibre budgétaire » pour la prochaine année financière.

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Même si l'ampleur des sommes à récupérer a déjà été beaucoup plus grande, récupérer ces quelque 5,4 M $ demeure un défi. « Je ne l'ai pas dans ma petite poche arrière », image le recteur-adjoint Martin Buteau.

La présente année financière (2015-2016) se termine à la fin du mois. En mars dernier, l'institution évaluait qu'elle devait récupérer environ 1,1 M $ pour éviter un déficit.

Martin Buteau indique que l'établissement est confiant de terminer 2015-2016 en équilibre. L'institution en aura la confirmation avec le dépôt des états financiers dans quelques mois.

« Quand on regarde d'où on est parti et où on est rendu, on a bon espoir d'atteindre l'équilibre en 2015-2016 », note M. Buteau.

En cas de déficit, l'institution s'exposerait à devoir produire un plan de redressement. Québec pourrait également retenir une subvention conditionnelle d'environ 23 M $.

Lors du dépôt du budget à pareille date l'an passé, l'institution s'attendait à devoir récupérer minimalement 11 M $ au cours de l'année pour éviter un déficit.

Comme les universités n'ont pas encore reçu les règles budgétaires de Québec, le budget de l'UdeS a été adopté en fonction d'hypothèses.

« Au dernier budget provincial on parlait de réinvestissement en éducation supérieure, on ne sait toujours pas ce que ça signifie. »

L'UdeS s'attend à une hausse de son effectif étudiant de 1 %, ce qui pourrait se traduire par des revenus supplémentaires de plus de 1 M $.

Dans un mot envoyé à toute la communauté universitaire, la rectrice de l'Université de Sherbrooke Luce Samoisette souligne que « pour une troisième année consécutive, le financement universitaire demeure inférieur à ce qu'il était en 2013-2014 ».

« Pourtant, au cours de cette période, l'UdeS a connu une hausse de 3,7 % de son effectif étudiant alors que sa subvention de fonctionnement a connu une réduction de 3,2 % », fait valoir la rectrice.

L'UdeS négocie actuellement avec plusieurs de ses syndicats pour le renouvellement des conventions collectives, notamment celles des professeurs et des employés de soutien.

Volet carbone

Par ailleurs, le budget adopté lundi par l'Université de Sherbrooke compte un volet carbone qui vient quantifier « les cibles de réduction des émissions de GES » à même le document budgétaire 2016-2017.

L'établissement souhaite devenir carboneutre au chapitre de ses bâtiments, c'est-à-dire ne plus émettre de gaz à effet de serre (GES). Cela exclut toutefois les GES émis par les véhicules qui se rendent sur ses campus.

Afin d'atteindre son objectif de neutralité en carbone, l'UdeS vise à diminuer de 50 % ses émissions de GES d'ici 2020-2021 par rapport à 1990-1991, l'année de référence à l'échelle internationale.

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