Un pas de plus vers les pesticides à faible impact

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En 2017, seuls les pesticides à faible impact seront permis à Sherbrooke.

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(SHERBROOKE) La transition vers l'usage exclusif des pesticides à faible impact, prévu en 2017, se poursuit à Sherbrooke. Alors que les autres pesticides seront tolérés seulement à compter du 8 septembre cette année, la Ville a adopté des modifications à sa règlementation après avoir consulté des représentants des centres de jardin et des applicateurs commerciaux.

Les entrepreneurs s'inquiétaient notamment des entreprises et des travailleurs autonomes qui appliquent des pesticides sans permis et sans respecter les normes de la Ville, entre autres en ce qui concerne les produits utilisés. Un citoyen qui choisira de faire appliquer des pesticides par un tiers devra donc recourir aux services d'un entrepreneur disposant d'un permis municipal. Les contrevenants s'exposent à une amende de 100 $. L'entrepreneur qui ne détiendra pas de permis sera quant à lui passible d'une contravention de 500 $.

La Ville pourra aussi procéder à des vérifications inopinées pour vérifier les produits utilisés.

Philippe Caissie, vice-président de l'Association des services en horticulture ornementale du Québec, rapporte que les produits naturels ou biologiques sont nécessairement plus dispendieux, donc que le client ressentira les effets de la nouvelle règlementation.

La facture pourrait grimper d'environ 10 %.

« Avec les travaux que nous avons faits en comité, avec la Ville, nous avons trouvé un compromis qui est acceptable pour nous. Nous continuons de penser que la règlementation provinciale était suffisante, surtout qu'elle est en révision en ce moment. Nous trouvons que ces nouvelles règles amènent des contraintes qui ne sont pas nécessairement utiles. »

Selon M. Caissie, les pesticides sont des médicaments pour du gazon en santé. Il salue le compromis intervenu avec la Ville. Environ 10 000 ménages sherbrookois font l'utilisation de pesticides.

La présidente du comité de l'environnement Christine Ouellet mentionne que l'objectif était de limiter le champ d'action de ceux qui s'improvisent applicateurs. « Nous ne savons pas d'où ils viennent et où ils s'en vont. En travaillant avec ceux qui sont reconnus, nous limitons la concurrence déloyale. Nous n'avons pas des inspecteurs pour surveiller chaque applicateur et nous visons une espèce d'autorégulation du territoire. Le but, c'est d'encourager les bonnes pratiques alternatives. Nous avons décidé de ne pas attendre la mise en application du code des pesticides du gouvernement du Québec pour faire un pas plus loin. »

La conseillère Nicole Bergeron a enregistré sa dissidence sur le sujet.

Les citoyens recevront au cours des prochaines semaines le Guide d'entretien pour une pelouse en santé.

Des conférences gratuites seront aussi offertes le 25 mai, à 19 h, à la salle du Parvis, sur la rue du Conseil, et le 26 mai, à 19 h 30, à la salle 003 du centre communautaire Françoise-Dunn, dans l'arrondissement de Jacques-Cartier.

Des renseignements supplémentaires sont aussi diffusés au sherbrooke.ca/pelouse.

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