Pacte fiscal : les syndiqués de la STS augmentent la pression

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Les syndiqués de la Société de transport de Sherbrooke craignent les conséquences du pacte fiscal conclu en septembre dernier entre Québec et l'Union des municipalités du Québec.

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(SHERBROOKE) Les syndiqués de la Société de transport de Sherbrooke (STS) craignent les conséquences du pacte fiscal conclu en septembre dernier entre Québec et l'Union des municipalités du Québec (UMQ).

Ceux-ci étaient présents mercredi à l'assemblée du conseil d'administration de la STS, afin d'interpeller les administrateurs à ce sujet. Ils sont préoccupés par le projet de loi qui cristallisera cette entente et qui est attendu au courant de l'année.

Lors de la rencontre, Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux (CSN) de l'Estrie, a fait part aux membres du C.A. des inquiétudes vécues par les membres des trois syndicats de la STS affiliés à la CSN.

Le syndicat soutient que des conséquences résulteront des coupures de 300 millions $ aux municipalités du Québec et annoncées par le gouvernement de Philippe Couillard.

«Comment la STS, dont l'enveloppe budgétaire risque d'être affectée, envisage-t-elle de récupérer les sommes perdues?», questionne M. Beaudin.

«Est-ce en coupant dans les services à la population ou en utilisant les pouvoirs accordés par le pacte fiscal pour négocier à la baisse les conditions de travail de ses employés?»

En vertu de ce pacte, les travailleurs du secteur du transport adapté, de l'entretien et des employés-es de bureau ignorent encore quels seront les nouveaux pouvoirs accordés aux élus municipaux, ajoute-t-on dans un communiqué de presse de la CSN. Ce pacte fiscal constitue une attaque directe envers leur droit fondamental de négocier, qui est déjà reconnu par la Cour suprême du Canada.

La CSN fait remarquer qu'il s'agit du «deuxième affront majeur en deux ans» envers les droits et conditions de travail de ses syndiqués, puisque la loi 15 sur les régimes de retraite est entrée en vigueur en décembre 2014.

On promet d'intensifier la mobilisation, sans donner plus de détails sur les moyens envisagés. «Les employés ne lâcheront pas tant qu'ils n'auront pas la certitude que le gouvernement du Québec ne détériorera pas leurs conditions de travail», précise-t-on.

Les syndicats de la STS affiliés à la CSN représentent environ 80 membres.

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