Contributions illégales: l'octroi des contrats est honnête, selon Paquin

Le Renouveau sherbrookois n'a pas procédé à l'exercice... (Archives, La Tribune)

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Le Renouveau sherbrookois n'a pas procédé à l'exercice de comparaison pour démontrer qu'une entreprise n'a pas été plus favorisée qu'une autre, mais le président du comité exécutif Serge Paquin indique que tout s'est fait dans les règles.

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(SHERBROOKE) Les contraventions délivrées à un ex-employé du Groupe S.M. pour des contributions illégales au Renouveau sherbrookois et à deux candidats indépendants de la campagne municipale de 2009 ont soulevé des questions par rapport à l'octroi de contrats à la Ville de Sherbrooke. Le processus est-il indépendant? Le Groupe S.M. a-t-il obtenu plus de contrats que les autres firmes dans les dernières années?

Le Renouveau sherbrookois n'a pas procédé à l'exercice de comparaison pour démontrer qu'une entreprise n'a pas été plus favorisée qu'une autre, mais le président du comité exécutif Serge Paquin indique que tout s'est fait dans les règles. « Nous n'avons pas vérifié les contrats qui ont été octroyés. Ça signifierait qu'on se vérifie nous-mêmes. On sait qu'on n'est pas croches et en plus, la sélection des soumissionnaires qui remportent les appels d'offres est faite par des fonctionnaires. Si quelqu'un avait voulu favoriser une entreprise, il aurait fallu noyauter les comités de sélection et le comité exécutif. »

M. Paquin est catégorique : toutes les recommandations des fonctionnaires ont été entérinées par le comité exécutif. « Nous n'avons pas changé une virgule. Il faudrait être téméraire et imbécile pour aller à l'encontre de la recommandation. Nous avons toujours suivi la recommandation des fonctionnaires. Je ne peux pas m'imaginer comment ça pourrait être autrement. »

La seule intervention du politique, dit-il, est de fournir l'assurance que toutes les firmes qui peuvent rendre le service recherché ont été appelées pour leur permettre de soumissionner. Il est arrivé que certaines, ayant été oubliées, soient ajoutées. « La consigne est claire : on évalue toutes celles qui pouvaient soumissionner par souci d'équité et pour nous permettre d'obtenir le meilleur prix. »

Selon Serge Paquin, la Ville de Sherbrooke est l'une des seules au Québec à fournir une rétroaction aux entreprises qui ont tenté d'obtenir un contrat. « Nous leur faisons parvenir leur évaluation pour qu'ils voient leur pointage et les détails de l'appréciation qui a été faite. Elles peuvent voir où elles ont été moins performantes et chercher à s'améliorer. C'est une façon d'obtenir plus de qualité. Nous le faisons depuis 2002 et si l'évaluation n'était pas honnête, ça ferait longtemps que nous aurions eu des plaintes. »

La seule influence possible, rapporte M. Paquin, aurait été pour les contrats d'une valeur variant entre 25 000 $ et 100 000 $. « Dans ces cas-là, on choisit les firmes, donc on peut en exclure de l'appel d'offres, mais ça ne détermine pas qui va l'avoir, parce que l'analyse est effectuée par au moins trois fonctionnaires et les services juridiques font l'accompagnement des dossiers. Les fonctionnaires aux comités de sélection varient selon leur expertise et le type de contrat. Pour les contrats de moins de 100 000 $, tout est consigné dans les procès-verbaux du comité exécutif. Ils sont publics et les élus peuvent poser des questions en tout temps. Tout est fait au su et au vu de tous. »

Enfin, Serge Paquin rapporte que la compétition est plus forte pour l'obtention de contrats depuis quelques années. Par conséquent, les prix suivent une tendance à la baisse.

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