Matières résiduelles: la Ville misera sur la sensibilisation

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Le Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) 2016-2020 de la Ville de Sherbrooke a été modifié pour tenir compte des commentaires reçus lors de la consultation publique tenue l'automne dernier.

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(SHERBROOKE) Le Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) 2016-2020 de la Ville de Sherbrooke a été modifié pour tenir compte des commentaires reçus lors de la consultation publique tenue l'automne dernier.

Chantal Pelchat, chargée de projet en environnement à la Ville de Sherbrooke, trace un portrait des préoccupations citoyennes et des précisions apportées. «Ça visait principalement le réemploi, la réduction à la source et la sensibilisation au tri à la source. Les gens nous ont demandé de travailler encore davantage sur la sensibilisation envers les citoyens, les industries, commerces et institutions et tout ce qui est du secteur de la construction, rénovation et démolition. Ce sont les acteurs qui doivent faire partie de notre PGMR.»

Pour atteindre les objectifs de sensibilisation, les outils de communication nécessiteront un investissement supplémentaire de 45000 $ en cinq ans selon l'estimation de la Ville.

Le rôle de Valoris a aussi été précisé. «Un des messages qu'on veut renforcer, c'est que Valoris a un rôle à jouer, mais ce n'est pas tout. Le tri à la source, ça reste une des actions très importantes. La matière a plus de valeur quand elle est triée à la source, pas quand elle est mélangée dans sac à poubelle.»

Mme Pelchat indique la Ville manque d'information sur la matière qui est issue des commerces, industries et institutions et qu'il s'agit d'un défi de la collecter.

Parmi les autres précisions apportées au plan, celle d'identifier des actions visant l'herbicyclage et le compostage domestique et communautaire pour sensibiliser les différents acteurs du milieu. Pour les événements écoresponsables, il est question de l'intégration d'une consigne visant l'abandon des bouteilles d'eau à usage unique et des produits non recyclables ni valorisables. Le réemploi des matières apportées aux écocentres est aussi encouragé.

La conseillère Nicole Bergeron aurait souhaité que la récupération des plastiques agricoles, prévue en 2018, arrive plus tôt. Christine Ouellet, présidente du comité de l'environnement, mentionne que ces matières constituent de masses importantes. «Ça prendrait beaucoup de bacs pour que ce soit récupéré à l'échelle municipale. Il faut souvent les nettoyer pour les décontaminer également. Il faudra faire beaucoup de recherche pour les valoriser.»

Le PGMR devra obtenir un avis de conformité du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Le règlement devrait être adopté par la Ville en juillet et devra être en vigueur le 31 décembre 2016, sans quoi des redevances seront retenues pendant un an. Pour 2015, ces redevances représentent 1,6 M$.

À noter que certaines matières seront éventuellement bannies des sites d'enfouissement, soit les matières organiques, le papier, le carton et le bois.

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