Annie Godbout songe à la mairie

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La conseillère du district de Rock Forest Annie Godbout a amorcé une réflexion quant à la possibilité de se présenter à la mairie de Sherbrooke.

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(SHERBROOKE) La conseillère du district de Rock Forest Annie Godbout a amorcé une réflexion quant à la possibilité de se présenter à la mairie de Sherbrooke. Loin d'avoir pris sa décision, la politicienne ne cache pas être tentée par les responsabilités de mairesse, mais elle pourrait attendre encore quelques années avant de briguer les suffrages en ce sens.

«C'est vrai que je ne suis pas toujours en accord avec la façon dont la Ville fait les choses alors je me demande pourquoi ne pas mener les choses à ma façon, en me présentant à la mairie. On m'en parle souvent aussi. Je m'en fais parler aux rencontres avec les citoyens, par courriel et sur les médias sociaux. C'est flatteur que les gens pensent à moi», commente Annie Godbout.

La conseillère avance que les pressions se sont multipliées depuis la période des Fêtes. «Il y a aussi une question de timing. Nous approchons de plus en plus des élections.» Le prochain appel aux urnes dans la municipalité est prévu en novembre 2017. Le maire Bernard Sévigny a déjà annoncé qu'il solliciterait un troisième mandat. Le parti Sherbrooke Citoyen doit aussi présenter un candidat. Le grand bénévole Claude LeBlanc n'a pas caché son intérêt. La conseillère Hélène Dauphinais dit aussi être en réflexion.

«Si je me présente, je veux faire une différence. Ce que je reproche à l'administration actuelle, c'est le manque de vision, le manque d'idées. Je ne vais pas me présenter si je n'ai pas de projet et que je ne sens pas que ça allume la population. Il faut que je sente que je peux faire une différence pour Sherbrooke. Je suis vraiment en réflexion, mais à la base, je pense que j'ai ce qu'il faut. J'ai des idées, je suis capable d'exercer un leadership. Il y a quand même des différences dans ma façon de voir les choses. Je trouve qu'on est très réactifs en ce moment. On devrait être plus proactifs. Je souhaiterais que nous soyons plus en mode développement.»

Pour Annie Godbout, la décision sera avant tout personnelle, et non stratégique. Mais les opposants au maire auront tout intérêt à se concerter, croit-elle. «Il reste que je ne peux pas faire abstraction de ce qui se passe à l'extérieur. Et il faut être réaliste, si je n'arrive pas à me monter une équipe, je ne pourrai pas être mairesse.»

Quand il est question d'équipe, Mme Godbout ne fait surtout pas référence à un parti municipal. Si son nom se retrouve sur les bulletins de vote pour la mairie, ce sera à titre d'indépendante. «J'entends tellement les gens dire qu'ils veulent des indépendants. Oui, il faut de l'argent pour faire connaître nos idées, mais il y a des façons moins coûteuses de les faire valoir. Ça fait partie des enjeux de 2016 de se différencier.»

Annie Godbout pourrait aussi attendre une autre élection. «Je suis bien comme conseillère. J'apprécie cette fonction et j'aime mon district. Si je vais à la mairie, je perds ça. Ce serait déchirant de quitter ce que j'ai commencé avec mon district. Et il y a aussi des enjeux familiaux. Mes enfants sont encore jeunes.»

Mme Godbout pourrait aussi être tentée d'attendre en espérant vivre un mandat de conseillère dans le nouveau conseil à 15 élus, le temps de saisir la nouvelle dynamique.

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