Tardif presse le maire de s'engager pour une salle de diffusion

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Le président du comité de la culture de la Ville de Sherbrooke, Pierre Tardif, a demandé au maire Sévigny de faire de la salle de diffusion intermédiaire une priorité ou de mettre fin au projet.

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(SHERBROOKE) Le président du comité de la culture de la Ville de Sherbrooke, Pierre Tardif, a demandé au maire Bernard Sévigny de faire de la salle de diffusion intermédiaire une priorité ou de mettre fin au projet. À la période des messages du conseil municipal, lundi, M. Tardif est revenu sur un projet contre lequel il a voté plus tôt cette année.

«Monsieur Sévigny, depuis le début du projet, quand le ministre Maka Kotto du Parti québécois vous avait écrit, il vous informait qu'il n'y avait aucune garantie d'aide du ministère pour le fonctionnement. Et par la suite, dans toutes les correspondances reçues du ministère à ce jour, il y a toujours une phrase qui en fait mention. Alors c'est à la Ville de Sherbrooke et à Côté Scène de dire et de garantir comment se fera le financement pour en assurer le fonctionnement», a lancé M. Tardif.

«On parle de 170000 $ récurrents par année et je présume que ce montant sera indexé. J'ai en main toute la correspondance entre la Ville et le ministère et la condition sur l'entente du fonctionnement y a toujours été mentionnée. Le ministère attend votre réponse depuis 2012 pour aller de l'avant! La balle est donc dans le camp de la Ville depuis ce temps... Ne pensez-vous pas que c'est irresponsable de laisser la confusion prendre place dans cette situation et de laisser porter la responsabilité du dossier sur d'autres instances?»

Le conseiller municipal suggère qu'il est peut-être temps de faire maison nette. «S'il s'avère que nous ne pouvons trouver les 170000 $ par année nécessaires au fonctionnement, alors qu'on arrête ce projet et qu'on regarde comment on pourrait aider au développement et travailler à une plus grande sensibilisation de la culture à Sherbrooke en regard avec notre nouvelle politique culturelle.»

«Monsieur Sévigny, si vous êtes sérieux avec ce projet, je voudrais savoir, est-ce que vous êtes prêt à faire de cette question une priorité maintenant ou choisissez-vous d'attendre encore deux ans, une nouvelle étude, pour en revenir au même point? Ou peut-être préférez-vous laisser un prochain conseil municipal en décider...»

Le maire Sévigny a refusé de montrer des signes de découragement. «Le dossier n'est pas fini. J'ai reçu pas plus tard que la semaine dernière une lettre du ministre de la Culture et député de Sherbrooke Luc Fortin confirmant l'extension de deux ans pour l'engagement du gouvernement. Il y a du travail qui se fait. Je pense qu'il est un peu court de se demander si on tire la plogue ce soir. Le dossier est en évolution. Il n'est pas question de renoncer à ce projet à ce moment-ci. Sur le fond, il répond à un besoin fondamental.»

La conseillère Diane Délise a rabroué son collègue Pierre Tardif sur sa position. «Dans des projets comme ça, on a toujours le choix de mettre l'épaule à la roue et d'essayer de faire avancer le projet ou d'être un éteignoir. On peut toujours voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. Et on a toujours le choix de lever le nez sur 4 M$ que le gouvernement du Québec nous offre sous prétexte que oui, nous avons un peu de misère à nous faire garantir les 170000 $ nécessaires pour le fonctionnement. Ce n'est pas pour ça que je baisserai les bras maintenant.»

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