La disparition soudaine de la division Environnement inquiète

La disparition soudaine de la division Environnement à la Ville de Sherbrooke... (Archives La Tribune, Julien Chamberland)

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(SHERBROOKE) La disparition soudaine de la division Environnement à la Ville de Sherbrooke n'est pas passée inaperçue au sein de la municipalité et du Conseil régional de l'environnement de l'Estrie (CRE), qui se dit inquiet des répercussions que pourrait engendrer cette réforme de la « structure administrative ».

« On va poser des questions à la Ville de Sherbrooke, mais à priori, ça ne semble pas être une bonne nouvelle, parce qu'on se demande comment l'environnement va être traité », indique le président du CRE, Jean-Pierre Gouin.

Le 10 mars, la Ville annonçait par voie de communiqué le transfert des activités et du personnel de la Section de la préservation de l'environnement du Service des infrastructures urbaines et de l'environnement (SIUE) au Service de la planification urbaine et du développement durable. Par ailleurs, Christine Fliesen, qui agissait à titre de chef de division de l'Environnement, ne sera pas remplacée. Les manoeuvres faisaient partie d'une restructuration qui doit entraîner des économies récurrentes de 490 000 $, toujours selon le communiqué.

Dans une lettre qui sera adressée au conseil municipal lundi, et dont La Tribune a obtenu copie, le CRE s'interroge notamment sur la décision d'enlever le mot « environnement » des grandes divisions de la Ville « à l'heure où l'environnement est au coeur des préoccupations ». On se demande également qui sera responsable, en l'absence d'un chef de division, « d'assurer une coordination de l'environnement, afin que les priorités environnementales soient rappelées, suivies et évaluées » au sein des différents projets.

« Dans une municipalité, le chef de division de l'Environnement peut influencer et inciter des projets à prendre une tangente environnementale et dans ce cas-ci, l'influence va être diminuée, déplore M. Gouin. On peut nous dire qu'il y aura une pensée environnementale dans tous les projets, mais j'ai beaucoup de misère à croire qu'on va avoir quelque chose de semblable à une division attitrée à l'environnement. »

« Une honte »

Sur la page Facebook du Mouvement Sherbrooke démocratie la semaine dernière, les réactions ont incité la conseillère municipale et présidente du Comité de l'environnement, Christine Ouellet, à se manifester et se faire rassurante auprès des citoyens.

Antoni Daigle, ancien candidat au poste de conseiller dans le district de Croix-Lumineuse, a qualifié de « honte », la restructuration de la Ville de Sherbrooke.

« C'est une honte pour une ville de la taille de Sherbrooke d'abolir sa division environnement. L'optimisation ne devrait pas seulement rimer avec des coupures de postes et de services. J'ai bien hâte de voir comment les citoyens vont y trouver leur compte », a-t-il mentionné.

Un autre citoyen, Michel Landry, disait quant à lui craindre « que d'intégrer la division dans une branche différente limite la portée réelle et l'efficacité des projets liés à l'environnement, ne serait-ce que par la mécanique de gestion différente à laquelle les gestionnaires devront faire face. »

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