Un éléphant blanc vieux de six ans à Fleurimont

Des bâtiments sont abandonnés depuis des années à Sherbrooke. Pourquoi ? Que... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Spectre Média, Maxime Picard

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(SHERBROOKE) Le projet résidentiel et commercial des Sommets de la santé, en face du CHUS-Fleurimont, est au point mort depuis près de six ans.

En 2010, une rue et un carrefour giratoire haut de gamme avaient été construits à l'endroit où des bâtiments résidentiels et commerciaux évalués à un demi-milliard de dollars devaient être érigés. La Ville avait pour sa part injecté 1,1 M$ pour le surdimensionnement des conduites.

La Ville prévoyait rentabiliser cet investissement en moins de trois ans, grâce à l'entrée de taxes des bâtiments commerciaux et résidentiels qui devaient être construits à court terme en bordure de ces infrastructures. Le projet des Sommets de la santé avait été lancé en 2004. Normand Leblanc, président de Capital-Concept, la compagnie des Laurentides qui détient les terrains de la phase 1 des Sommets de la santé, confirme qu'il n'y a pas de nouveau... pour le moment.

«Il y a des chicanes entre les propriétaires des terrains adjacents. Il faut juste que tout le monde s'entende dans ce projet-là. Certains voudraient développer en même temps que nous, d'autres espéraient une nouvelle sortie sur la route 216, mais le ministère des Transports leur a refusé. Il faut donc commencer à développer chez nous parce que c'est prêt à construire.» Selon M. Leblanc, les premières constructions pourraient apparaître avant la fin de l'année.

«À mon avis, les promoteurs s'entendront bientôt. Je les ai rencontrés la semaine dernière. Ça n'a pas de bon sens. Ça fait longtemps qu'il y a de l'argent qui dort à cet endroit. Il y a plusieurs personnes qui sont prêtes à acheter pour construire.» Il y a deux ans, Normand Leblanc déplorait que les demandes de la Ville étaient trop exigeantes pour poursuivre le développement de l'aqueduc et des égouts. Il se rallie aujourd'hui aux demandes de la municipalité.

«On va y aller avec ce que la Ville demande.» Il n'est pas impossible qu'un seul promoteur prenne le contrôle de l'ensemble du projet. «Nous sommes prêts à céder ou à développer nos terrains. Il faut juste s'entendre.»

M. Leblanc avance que les premières constructions seraient à vocation commerciale, près de la route 216. La conseillère Danielle Berthold confirme que des discussions sont en cours. «Nous sommes très tôt dans une demande d'un nouvel investisseur. Il est un peu tôt pour dire si quelque chose débloquera. C'est une très bonne nouvelle que quelqu'un s'intéresse à ces terrains. La Ville accompagnera le promoteur du mieux qu'elle le peut. Il est évident que nous aimerions que ces infrastructures servent à quelque chose puisque beaucoup d'argent a été investi. Il serait possible de construire le long de la rue existante très rapidement. Nous nous réjouissons de l'intérêt des promoteurs.»

Des bâtiments sont abandonnés depuis des années à Sherbrooke. Pourquoi ? Que peut faire la Ville? La Tribune présentait samedi dernier un dossier sur ces bâtiments ou terrains qui attendent depuis plusieurs années que de nouveaux locataires ou propriétaires leur redonnent vie. Nous poursuivons aujourd'hui la publication des résultats de notre enquête.

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