La Ville modifie son règlement sur les bassins de rétention

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La Ville de Sherbrooke modifie son règlement concernant l'aménagement des bassins de rétention pour encourager les promoteurs à intégrer ces bassins à des parcs.

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(SHERBROOKE) La Ville de Sherbrooke modifie son règlement concernant l'aménagement des bassins de rétention pour encourager les promoteurs à intégrer ces bassins à des parcs. Les bassins des secteurs Duvernay et Marini sont des exemples de ce que vise la Ville.

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Caroline Gravel, directrice du service des infrastructures urbaines et de l'environnement à la Ville de Sherbrooke. 

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« On veut que ces endroits soient occupés et utilisés par les citoyens », lance Caroline Gravel, directrice du service des infrastructures urbaines et de l'environnement à la Ville de Sherbrooke.

Mme Gravel explique que les bassins de rétention servent à gérer les eaux de pluie en cas de grosses pluies. On en compte 62 sur le territoire de la ville.

« Sur le territoire, nous avons des bassins de rétention qui ressemblent à des trous, clôturés tout le tour, avec de l'eau à l'intérieur. Ils ont des pentes très abruptes, empierrées, difficiles à entretenir, et le fait qu'il y ait de l'eau dedans en permanence, ça attire les moustiques, les algues, les bibittes et les enfants qui tentent de passer par-dessus la clôture pour aller jouer dans l'eau en période estivale. Pour nos équipes, il est très difficile d'y faire du faucardage et de couper l'herbe sur les talus », explique Caroline Gravel.

Avec le nouveau règlement, les pentes beaucoup plus douces passeront de 50 % à 20 %, ce qui forcera l'aménagement de bassins plus grands. « On veut intégrer les bassins de rétention aux parcs en enlevant toutes les clôtures. Les pentes étant douces, elles permettent aux enfants d'aller jouer dans les espaces prévus pour accumuler les eaux. Cet espace sera à sec en tout temps sauf en cas d'extrême pluie. »

L'extrême pluie, ici, désigne une précipitation majeure qui ne survient qu'une fois tous les 100 ans. « En cas d'extrême pluie, il ne devrait y avoir personne dehors. Le bassin est conçu pour se vider dans un temps très court, soit environ quatre à six heures. Par une pluie normale, il ne se remplira pas et l'eau s'écoulera directement. Le parc Mi-Vallon est un bassin de rétention en soi. Le terrain de tennis, le terrain de baseball, le préau sont faits pour accumuler les eaux. Nous n'avons jamais eu de problèmes en cas de pluie. Évidemment, il n'y a personne dans le parc quand il y a les grosses pluies et que l'eau s'accumule. »

À titre d'incitatif, la Ville propose de payer 50 % des infrastructures et des aménagements d'une rue riveraine au bassin de rétention s'il se trouve dans un parc. La Ville payera également les aménagements paysagers en surplus de l'engazonnement, l'ensemencement et l'empierrement requis, ainsi que les honoraires d'un architecte paysagiste.

« On veut redonner l'espace aux citoyens. On veut que ce soit réutilisable et on veut embellir l'environnement », ajoute Caroline Gravel.

Le directeur général adjoint René Allaire a précisé que l'aménagement de bassins en parcs permettra aux promoteurs de vendre plus facilement les terrains adjacents au bassin.

La conseillère Christine Ouellet, présidente du comité de l'environnement, a qualifié l'initiative de « façon intelligente de faire du développement urbain ».

Il a été précisé que la superficie du bassin ne sera pas incluse dans le pourcentage de terrain (10 %) que le promoteur doit donner à la Ville pour aménager un parc.

La conversation de bassins existants pourrait être difficile, voire impossible, en raison de l'espace nécessaire pour respecter les paramètres suggérés par la Ville. Ces bassins existants sont souvent construits dans des quartiers où il n'y a plus de terrains disponibles.

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