Claude LeBlanc s'intéresse à la mairie de Sherbrooke

Claude LeBlanc... (Spectre média, Maxime Picard)

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Claude LeBlanc

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(Sherbrooke) L'ancien gardien de prison et grand bénévole Claude LeBlanc sera un spectateur très attentif, au centre communautaire de l'arrondissement Jacques-Cartier, dimanche, pour la création d'un nouveau parti politique. L'homme de 71 ans bien connu à Sherbrooke n'exclut pas de se proposer pour devenir le candidat à la mairie du futur parti. Il ne ferme pas la porte à une lutte au maire sortant, Bernard Sévigny, aux élections de 2017.

M. LeBlanc ne se déclare pas candidat pour autant. C'est que le nouveau parti, qui n'est pas encore créé, devra tenir une assemblée d'investiture pour choisir son candidat à la mairie.

« Un jour, je me suis assis et je me suis dit que les affaires municipales ont un rôle bien important dans notre communauté. J'écoute les gens et ils sont négatifs. C'est démoralisant d'écouter parler de ça. J'ai décidé de m'impliquer. J'étais intéressé à lancer un parti politique, mais quand j'ai appris qu'un autre groupe y travaillait, j'ai décidé d'aller les voir pour savoir si nous avions les mêmes valeurs », explique-t-il en faisant référence au regroupement mis sur pied par Évelyne Beaudin et Raymond Gaudreault.

« J'en suis venu à la conclusion que je peux m'associer à des gens qui prônent les mêmes valeurs que moi. Je ferai équipe pour la construction d'un parti politique municipal qui appartiendra à la population, qui la représentera pour améliorer sa qualité de vie et son bien-être. Je ne serai pas de la direction du nouveau parti parce que je me garde toute la latitude pour débattre avec le maire sortant à la prochaine élection », admet Claude LeBlanc.

Dans la structure de la nouvelle formation politique, les membres du comité de direction ne seront pas candidats aux prochaines élections. « Je jouerai donc un rôle de conseiller dans la construction du parti et je serai un support pour la recherche de membres et de candidats. Je vais m'assurer que l'éthique soit à son plus haut niveau et sans faille. »

M. LeBlanc verrait d'un très bon oeil que plusieurs candidats se manifestent pour représenter le parti à la mairie. « Il n'y a pas un candidat qui va s'afficher deux ans d'avance. Quand ce sera le temps, quelqu'un va y aller. Il n'est pas trop tôt pour se préparer, mais il l'est pour annoncer ses intentions. Avant de trouver un maire, ce serait intéressant de connaître la structure du parti. On va présenter nos valeurs aux gens et ceux qui sont intéressés se manifesteront. Je me garde toutes les portes d'entrée. »

Selon le vieux routier, le parti n'aura aucune difficulté à présenter des candidats dans tous les districts aux prochaines élections. Il espère par ailleurs que la population se mobilisera. « La population doit mettre son grain de sel dans la structure. Nous aurons besoin de support pour redresser la mauvaise ambiance qui règne dans la municipalité. Ceux qui souhaitent ne plus voir de partis politiques à Sherbrooke auraient dû s'afficher lors de deux dernières élections. Ils auraient dû s'impliquer un peu plus. Ils doivent laisser la chance à ceux qui veulent s'impliquer de faire leurs preuves. La mobilisation citoyenne ne peut qu'être bénéfique. Nous devons utiliser les mêmes outils que le parti en place pour égaliser l'opposition. »

À l'écoute

Claude LeBlanc n'entend pas attaquer le maire Bernard Sévigny, même s'il souligne qu'il s'était engagé à se limiter à deux mandats. M. Sévigny a pourtant confirmé son intention d'être candidat à la mairie pour une troisième fois en 2017. « On ne fait pas un parti pour aller chialer. Nous construirons un véhicule pour les gens. Nous commencerons par régler les problèmes du quotidien plutôt que de nous lancer dans des projets flyés qui n'ont pas de bon sens. La ligne de parti n'existera pas, mais les promesses qu'on fera, il faudra les respecter. »

Pour les deux prochaines années, M. LeBlanc compte être à l'écoute de la population et de la communauté d'affaires pour savoir ce qui les préoccupe. À ce jour, il a limité les rencontres avec les conseillers indépendants élus, mais il les invite à se joindre au parti s'ils le désirent. « Je trouve ça intelligent que les conseillers attendent de voir ce qui va se passer. Le parti n'est même pas créé. Jusqu'à maintenant, je n'ai presque pas eu de rencontres avec les élus parce que je ne veux pas les mettre dans l'embarras. Je sais toutefois que certains enverront des représentants à l'assemblée de dimanche. »

L'assemblée de création du nouveau parti politique se tient dimanche à 13 h, dans la salle 3 du centre communautaire de l'arrondissement de Jacques-Cartier.

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