Julien Lachance veut abolir les partis municipaux

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Le conseiller Julien Lachance croit tellement aux bienfaits des candidatures indépendantes au municipal qu'il demande au ministre des Affaires municipales Martin Coiteux d'interdire littéralement les partis politiques municipaux.

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(SHERBROOKE) Le conseiller Julien Lachance n'a pas l'intention de se joindre à un parti politique. Il croit tellement aux bienfaits des candidatures indépendantes au municipal qu'il demande au ministre des Affaires municipales Martin Coiteux d'interdire littéralement les partis politiques municipaux.

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Julien Lachance

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Dans une lettre ouverte envoyée à La Tribune et publiée dans la section Opinions, Julien Lachance qualifie les partis politiques municipaux de « concept incohérent » et il interpelle le ministre Coiteux en lui demandant de « sortir des paradigmes [et de] faire preuve de cohérence en interdisant les partis politiques municipaux comme cela se fait déjà dans d'autres provinces ».

Au téléphone, M. Lachance rappelle qu'il ne s'est jamais caché. « Je n'ai pas l'impression que les partis politiques servent bien la population à l'échelle municipale. Sachant qu'à Québec, une réflexion se fait et qu'il y a un projet de loi sur le financement politique, je me suis dit qu'il était peut-être temps de l'écrire. »

« Je n'en veux pas à ceux qui forment un parti politique ou à ceux qui joignent un parti politique, j'en appelle à nos élus du gouvernement provincial qui dictent les règles, de revoir une telle incohérence », écrit-il.

«Je ne dis pas que ça ne fonctionne pas, mais ce n'est pas efficient.»


Pour Julien Lachance, le fait de voter à la fois pour un maire et des conseillers est en contradiction directe avec le concept de parti politique. « On pourrait se retrouver avec un maire élu, mais aucun conseiller de son parti. La dynamique pourrait alors rendre le mandat du maire très difficile. Pour avoir fait l'expérience d'un conseil composé à majorité d'indépendants et d'un conseil composé en bonne partie d'un parti politique, je peux dire que la dynamique est très différente. »

« Le climat est plus lourd »

Est-ce à dire que depuis l'arrivée du Renouveau sherbrookois, le conseil municipal est paralysé? « Je ne dis pas que ça ne fonctionne pas, mais ce n'est pas efficient. Ça crée une clique, une division, et on dépense beaucoup d'énergie à se surveiller. Quand on sait que le maire présentera quelqu'un contre nous aux prochaines élections, c'est difficile de travailler en toute transparence. Si on travaillait ensemble, on avancerait plus vite. »

M. Lachance admet que les décisions se prennent quand même. « Mais le climat est plus lourd et ça fait que les décisions ne sont pas toujours les meilleures. »

Le conseiller municipal rapporte que selon lui, les partis politiques municipaux n'existent qu'au Québec et en Colombie-Britannique. « Je comprends qu'au provincial et au fédéral, la dynamique est différente et que les partis ont leur place, mais est-ce qu'au municipal, la population comprend vraiment? Dans mon porte-à-porte, je réalisais que les gens étaient mêlés. Ils ne savent pas s'ils peuvent voter pour le membre d'un parti au poste de conseiller et pour un indépendant à la mairie... »

Julien Lachance précise qu'il s'agit de son opinion personnelle et qu'il n'a consulté aucun de ses collègues avant d'écrire sa lettre. « Ce sont des éléments de réflexion importants et quand je prendrai ma retraite, je ne veux pas regretter de ne pas avoir parlé. »

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