Une eau de qualité encore meilleure

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Michel Cyr, chef de la division de la gestion des eaux de la Ville de Sherbrooke, a profité de l'inuaguration des travaux à la station J.-M.-Jeanson vendredi pour faire voir le nouveau procédé de filtration membranaire qui permet une meilleure filtration de l'eau que l'ancien procédé au sable.

Spectre Média, Maxime Picard

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) Les Sherbrookois pourront continuer de compter sur une eau potable de qualité et en quantité suffisante pour soutenir le développement de la ville au cours des prochaines décennies. Les travaux de 31,4 M$ inaugurés vendredi à la station de traitement d'eau J.-M.-Jeanson placent celle-ci parmi les plus efficaces et les plus performantes au Québec.

Dans le cadre de ce projet, lancé en 2013, un montant de 9 millions $ a été consacré à l'introduction de la filtration membranaire, que l'on retrouve de plus en plus en Europe, au Japon et aux États-Unis.

Ce procédé fait passer l'eau par un orifice de un micron, soit 10 000 fois plus petit qu'un millimètre. En plus d'être hautement efficace sur le plan sanitaire, ce procédé exige moins d'espace physique que les systèmes de filtration au sable que l'on retrouve dans la plupart des stations de traitement d'eau au Québec.

La filtration membranaire est aussi le procédé technologique le plus avancé au monde pour éliminer les virus et les bactéries qui peuvent se trouver dans l'eau, indique Michel Cyr, chef de la division de gestion des eaux à la Ville de Sherbrooke. « On avait déjà la chance d'avoir une source d'eau (lac Memphrémagog), de très bonne qualité. Avec les nouvelles unités de filtration membranaire, ça va être encore meilleur au niveau de la santé et de la sécurité de l'eau », a précisé M. Cyr.

C'est l'entreprise québécoise CWA (Compagnie Wilfrid Allen) de Saint-Henri de Lévis qui a remporté l'appel d'offres concernant l'installation du système membranaire.

Capacité de traitement accrue

M. Cyr a indiqué que les travaux ont aussi permis d'améliorer la capacité de traitement de la station et ce, même si les Sherbrookois font figure de meneurs en matière d'économie d'eau.

« La qualité de notre eau ne sera jamais en doute, dit-il. Ce qui est en doute, c'est si les gens gaspillent l'eau. Par contre les citoyens de Sherbrooke sont exemplaires à ce niveau-là. On est une des meilleures villes en économie d'eau potable. Avec une consommation de 410 litres d'eau par jour par habitant, on est la deuxième des dix grandes villes du Québec en ce qui concerne l'économie d'eau potable.

« Actuellement, on produit un peu plus de 60 millions de litres par jour et nous avons une capacité de 100 millions de litres. Cela veut dire qu'on a une capacité de production à long terme très intéressante », a-t-il ajouté.

Quant aux pertes d'eau liées aux infrastructures souterraines, celles-ci varient entre 7 et 8 p.cent, selon M. Cyr, ce qui place aussi Sherbrooke en tête de liste à ce chapitre. « Nous avons près de 900 kilomètres de canalisation, soit l'équivalent de la distance entre Sherbrooke et Detroit », illustre M. Cyr.

L'inauguration des travaux s'est déroulée en présence de nombreux politiciens, dont le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny, le député-ministre Luc Fortin ainsi que le secrétaire parlementaire du ministère de l'Infrastructure et des collectivités, Pablo Rodriguez.

Québec a contribué à ce projet à une hauteur de 13,8 M$, la Ville à 11, 2 M$ et Ottawa à 6,4 M$.

Le maire Sévigny a tenu à souligner les « qualités de visionnaire » du conseiller municipal Jean-Marcel Jeanson. à qui Sherbrooke doit l'idée de puiser son eau dans le lac Memphrémagog, assurant ainsi une qualité et une quantité d'eau potable pouvant répondre à la croissance d'une ville qui compte aujourd'hui plus de 166 000 habitants.

Le conseiller municipal du district, Jean-François Rouleau, a pour sa part souligné la qualité des travaux et la perspective de développement que ceux-ci procurent à la Ville.

« Ça nous permet de préparer l'avenir, a-t-il dit. Ça nous garantit une qualité d'eau extraordinaire. L'usine est à la fine pointe de la technologie. Donc, ça nous propulse dans la prochaine décennie avec l'assurance de pouvoir procurer à nos citoyens et nos citoyennes une eau de qualité et en quantité suffisante. »

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