Manifestation: CPE en péril

Le rassemblement de Sherbrooke s'inscrivait dans un débrayage... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

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Le rassemblement de Sherbrooke s'inscrivait dans un débrayage provincial qui avait lieu simultanément dans 18 villes du Québec, dont Drummondville et Montréal.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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(Sherbrooke) Près d'un millier de personnes ont envahi le parc Jacques-Cartier dimanche pour dénoncer les coupes de 120 M$ que le Parti libéral du Québec souhaite faire dans les services de garde subventionnés à compter de 2016-2017.

Ce rassemblement s'inscrivait dans un débrayage provincial qui avait lieu simultanément dans 18 villes du Québec, dont Drummondville et Montréal.

« C'est un grand rassemblement familial, souligne la présidente du STTCPEE-CSN, Stéphanie Vachon. On veut vraiment se mettre ensemble pour la survie du réseau. Les coupes sont inacceptables et doivent s'arrêter. Les dernières coupures nous amènent à un niveau où les gestionnaires ne savent plus où couper. On est rendus dans les pertes d'emplois et il faut donner le ton sur les moyens qu'on veut prendre pour annuler les compressions budgétaires qui nous ont été annoncées pour le 1er avril. »

Chez les intervenants, on signale que les prochaines compressions budgétaires annoncées par le gouvernement Couillard causeront la perte de 2000 à 2500 emplois pour l'ensemble du Québec, en plus d'avoir un impact majeur sur les services offerts aux enfants.

« On ne peut pas savoir le nombre d'emplois que ça implique pour l'Estrie, mais les coupures représentent environ 12 % du budget d'un CPE de 60 places. Comme les décisions sont déjà déchirantes présentement, ça va l'être seulement plus à partir d'avril, explique la directrice générale du Regroupement des CPE des Cantons de l'Est, Lucie Therriault, dont l'organisme chapeaute 47 CPE répartis à travers 69 installations.

« Il y a 18 villes dans la province en rassemblement aujourd'hui (dimanche) et ce qu'on pense, c'est que la coupe de 120 M$ ne devrait pas être faite étant donné que ça fait des années, soit depuis 2006, qu'il y a des coupures dans notre réseau. Il y a déjà eu une diminution énorme des conseillers pédagogiques, des heures de cuisine et du soutien aux éducatrices pour les enfants aux besoins particuliers, notamment. On a besoin de cet argent pour maintenir la qualité de services qu'on a dans les CPE et les milieux familiaux. »

« On est tous rassemblés, tous syndicats et regroupement confondus, pour dire non aux coupures. On veut sauver le réseau qui a fait ses preuves internationalement, résume simplement Nancy Drouin, présidente du SIPEE-CSQ.

Les manifestations ont reçu l'appui du Parti québécois et de Québec solidaire. Les CPE espèrent maintenant que le Parti libéral du Québec fasse de même. Des moyens de pression moins conviviaux ont été envisagés pour le mois de mars, comme la suspension « partielle ou totale des services » au cours d'une journée.

« Ça pourrait aller jusqu'à des interruptions partielles ou totales de CPE, mais on espère ne pas avoir à en arriver jusque-là, mentionne Mme Therriault. On invite les gens à continuer de signer la pétition en ligne sur le site de l'Assemblée nationale. Plus il y aura de monde, plus le message sera clair. On invite les gens à envoyer des lettres à leurs élus. On veut que le gouvernement soit en mesure de s'asseoir et qu'il maintienne le budget nécessaire à des services de qualité. »

En date de dimanche, aucune rencontre de négociation n'avait été convenue avec le nouveau ministre de la Famille, Sébastien Proulx.

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