Hausse de taxes : pluie de questions au conseil

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Première à prendre la parole, Annie Godbout désirait savoir dans quel cas un citoyen devait débourser une somme de 75 $ pour une réévaluation de sa propriété.

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(SHERBROOKE) La grogne causée par les comptes de taxes a atteint le conseil municipal lundi. Le directeur du Service des finances de la Ville, François Poulette, et le chef de la division de l'évaluation, Richard Gagné, ont dû répondre a plusieurs questions des élus qui sont interpellés par de nombreux citoyens mécontents depuis deux semaines.

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 Richard Gagné et François Poulette

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À preuve, depuis l'envoi des comptes de taxes, la division de l'évaluation de la Ville a reçu 946 demandes d'information dont 40 % ont été traitées, 15 demandes de révision, 355 appels, 41 visites physiques et la division du revenu a eu 2402 appels et 375 courriels.

Première à prendre la parole, Annie Godbout désirait savoir dans quel cas un citoyen devait débourser une somme de 75 $ pour une réévaluation de sa propriété.

« Les citoyens doivent tout d'abord nous contacter pour que l'on regarde leur dossier avec eux. S'il y a lieu d'avoir un ajustement à ce moment, on va faire une intervention. À l'inverse si le dossier est conforme, on va maintenir la valeur au rôle. Si le citoyen se sent toujours lésé, il peut faire une demande de révision officielle qui va lui coûter 75 $ », a expliqué M. Gagné, en précisant que toute demande de révision doit être faite avant le 30 avril.

« Et même si un citoyen veut faire cette demande, il est tenu de payer son compte de taxes en attendant », a-t-il clarifié.

«La rareté vient créer l'effet de hausse de valeur.»


Louisda Brochu voulait éclaircir pour quelle raison la valeur des terrains a connu une hausse fulgurante.

« C'est à partir du marché qu'on détermine la valeur du terrain. [...] Un terrain est une ressource naturelle dont la quantité est limitée. La rareté vient créer l'effet de hausse de valeur », a répondu M. Gagné.

Hélène Dauphinais s'est dite surprise par la baisse de valeur de certaines résidences, un phénomène qu'elle affirme avoir rarement vu.

« Si un secteur était très actif il y a six ans et que les valeurs étaient en croissance, mais qu'aujourd'hui il ne l'est plus du tout, on va aller à la baisse. Toutes les valeurs sont basées sur le marché », a répondu M. Gagné.

Danielle Berthold voulait savoir comment expliquer aux citoyens que les agents d'immeuble et courtiers ne croient pas du tout à la façon dont le rôle de la Ville est évalué.

« Si le citoyen veut avoir l'heure juste, je peux lui conseiller de se faire faire une expertise professionnelle privée en date de référence du rôle », a suggéré M. Gagné. 

Nicole Bergeron voulait savoir ce que représentait un « secteur » pour la division de l'évaluation.

« On fonctionne avec des unités de voisinage. L'unité de voisinage va regrouper le plus grand ensemble possible de propriétés ayant les mêmes caractéristiques et pouvant être comparées entre elles. Ça peut aller de 250 à 300 propriétés à des unités de 2000 propriétés », a expliqué M. Gagné.

 

« On fragilise notre ville »

Jean-François Rouleau affirme n'avoir jamais reçu autant de plaintes à propos d'une hausse de taxes.

« C'est l'ensemble de la facture qui compte en bout de ligne, que ce soit l'évaluation ou la taxe. Mais ce qui m'inquiète c'est qu'on fragilise la ville avec nos décisions. Stoke ce n'est pas loin... Même chose pour Magog, Cookshire ou Coaticook. Ce que j'entends, c'est que des gens me disent qu'ils vont regarder ailleurs », a souligné M. Rouleau.

« Ce qui m'a le plus dérangé en fin de semaine, c'est que j'ai trois entreprises qui pensent à quitter Sherbrooke. Il va falloir qu'on mette en place des façons de faire et qu'on réduise nos dépenses. Parce qu'en ce moment, on fragilise l'ensemble de notre ville pour les prochaines décennies », a résumé le conseiller du district de l'Université. 

Le territoire de Sherbrooke compte 50 692 unités d'habitation imposables.

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