Costco: Délisle sous-entend que Rouleau agit sous la pression des promoteurs

Jean-François Rouleau... (Spectre Média Frédéric Côté)

Agrandir

Jean-François Rouleau

Spectre Média Frédéric Côté

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) En plein débat sur l'opportunité d'accélérer les démarches dans le dossier du Costco, la conseillère Diane Délisle s'en est prise au proposeur de la résolution, Jean-François Rouleau, en sous-entendant qu'il pouvait agir sous la pression des promoteurs.

Diane Délisle ... (Archives La Tribune, Frédéric Côté) - image 1.0

Agrandir

Diane Délisle 

Archives La Tribune, Frédéric Côté

« Que des promoteurs, pour qui j'ai beaucoup de respect, fassent ou tentent de faire des pressions pour nous faire aller dans le sens de ce qu'ils souhaitent et qu'ils passent par des conseillers municipaux pour ce faire, c'est légitime, mais pour ma part, je ne suis pas confortable d'adopter cette résolution », a-t-elle affirmé.

Il n'en fallait pas plus pour soulever l'ire de Jean-François Rouleau, qui a exigé des excuses. Excuses qui ne sont jamais venues.

« Ce qui n'est pas normal, ce sont les propos de Mme Délisle. Je vais demander à M. le président [Serge Paquin] qu'elle retire ses propos quand elle dit que je subis la pression des promoteurs. Je n'ai pas parlé au promoteur. Je pose des questions. Je vous demande votre opinion juridique là-dessus pour qu'elle retire ses propos immédiatement. C'est indigne qu'on dise des choses semblables alors que je ne demande à l'administration que d'accélérer », s'est emporté M. Rouleau.

Le président du conseil municipal Serge Paquin a précisé qu'il n'y avait pas de termes bannis à l'hôtel de ville. « Ce qui existe, c'est la possibilité de soulever une question de privilège si on se sent attaqué. Je crois que vous avez rétorqué aux propos de Mme Délisle, alors la question de privilège, vous l'avez déjà eue. »

«C'est ce que j'ai sous-entendu. Si ce n'est pas vrai, c'est correct. Je n'ai pas de preuves de ça.»


À l'issue de la réunion, Diane Délisle a confirmé qu'elle ne s'excuserait pas. « J'ai tout simplement dit que c'était légitime de la part des promoteurs de faire des pressions sur certains conseillers dans différents dossiers pour faire avancer leurs choses. »

Mme Délisle admet avoir sous-entendu que les promoteurs du Costco auraient fait des pressions sur Jean-François Rouleau. « C'est ce que j'ai sous-entendu. Si ce n'est pas vrai, c'est correct. Je n'ai pas de preuves de ça. Je ne jouerai pas à la petite guéguerre. » Mais s'excusera-t-elle? « Je n'en ai pas l'intention. »

À la période des messages, Jean-François Rouleau en a ajouté. « Mme Délisle a eu des propos d'une bassesse extrême, ce que je n'ai pas vu au conseil depuis vingt ans. Mme Délisle, je suis peiné. Je présume que vos propos sont sortis d'une façon spontanée. Si ç'avait été mon cas, je me serais fait un plaisir de m'excuser. On peut avoir des différences politiques, mais tout doit se faire dans le respect. Soyez assuré que je n'entamerai pas de procédures judiciaires, parce que cela n'en vaut pas la peine. »

Le maire Bernard Sévigny n'a pas souhaité s'en mêler. « Ça n'a aucun rapport avec les partis. Mme Délisle a le pouvoir et la capacité d'affirmer ce qu'elle veut. C'est une élue depuis longtemps à la Ville de Sherbrooke. N'associez pas ça à des questions de parti. Il faut que les débats se fassent de façon saine dans le respect de tous. Il arrive qu'il y ait des accrochages, mais il faudrait poser les questions à Mme Délisle et M. Rouleau. »

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer