SDC : le non gagne par deux voix

Jean-François Bédard, l'instigateur du projet de Société de... (Spectre Média, Julien Chamberland)

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Jean-François Bédard, l'instigateur du projet de Société de développement commercial, compte retourner à la table à dessin dès lundi pour continuer d'améliorer le coeur de la Ville.

Spectre Média, Julien Chamberland

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(Sherbrooke) Deux voix. C'est tout ce qui a permis au « non » de l'emporter contre la formation d'une Société de développement commercial (SDC) au centre-ville de Sherbrooke dimanche.

C'est aussi ce qu'a retenu Jean-François Bédard, qui compte retourner à la table à dessin dès lundi pour continuer d'améliorer le coeur de la Ville.

« Ce n'est pas une défaite par cent voix, mais par deux. J'appelle ça l'expérience. On met ça dans notre baluchon et on continue à avancer et ce n'est pas la dernière fois qu'on va entendre parler des jeunes entrepreneurs du centre-ville. Je pense que l'ensemble du centre-ville vient d'envoyer un message. Il y a 90 personnes qui sont pour la formation d'une SDC et le statu quo n'est pas une option pour nous. Demain matin (lundi), on rembarque sur notre cheval et on avance », soutient le président de l'Association des gens d'affaires du centre-ville.

Les contribuables du district commercial du centre-ville de Sherbrooke devaient se prononcer dimanche, par référendum, sur le projet de mettre sur pied une SDC. L'Association des gens d'affaires du centre-ville de Sherbrooke travaillait depuis plusieurs mois à la création de cet organisme, avec lequel elle souhaitait donner un nouvel élan à la revitalisation et à l'animation de ce secteur compris entre les rues Bowen, Galt, Belvédère et Montréal, incluant le Marché de la Gare. Sur 548 votants, 182 ont exercé leur droit de vote. Le « non » est ressorti 92 fois contre 90 en faveur du « oui ». Les pro-SDC devront maintenant attendre deux ans avant de soumettre un tel projet à nouveau.

« Il y a des gens qui ont voté contre par manque d'informations ou par manque de vision, pestait M. Bédard. On va cependant continuer à faire des choses pour le centre-ville, parce qu'on est des amoureux du centre-ville. On a une vision pour ça. L'Association des gens d'affaires va continuer à travailler pour l'ensemble du centre-ville. On va travailler avec les personnes, les instances, les organismes paramunicipaux qui croient au centre-ville. Les autres, restez dans vos commerces, continuez à chialer et nous on va demeurer un mouvement positif. Au cours des trois dernières années, on a contribué à faire grandir le centre-ville et ceux qui ne voient pas ça n'ont qu'à garder leurs oeillères. »

La liberté de cotiser

Après de multiples consultations et quelques changements dans la structure de tarification de l'organisation, la SDC proposée devait être à cotisation obligatoire pour les plus de 500 portes d'affaires du centre-ville, ce qui ne plaisait pas aux militants du « non ». La cotisation devait être de 50 $ pour les OBNL, 100 $ pour les commerces ayant une superficie de moins de 500 pieds carrés, 200 $ pour ceux ayant une superficie de 500 à 1000 pieds carrés et 300 $ pour les autres.

« Je suis satisfait du résultat, parce que je crois au centre-ville et je pense que les gens qui se sont prononcés aujourd'hui y croient tous également, se défend Robert Pouliot, qui a multiplié les appels au cours de la fin de semaine pour faire sortir le vote en faveur du « non ». Ils ne croient toutefois pas à la SDC dans la formule dans laquelle elle a été présentée. D'avoir agrandi la patinoire jusqu'à inclure la rue Belvédère, où les commerçants paient déjà des surcotisations, c'était un grand risque. Les chambres de commerce sont sur une base volontaire et elles font un fichu de bon travail. Et si le véhicule ne te plait pas, tu ne renouvelles pas ton adhésion. »

Après le dévoilement du résultat, l'homme d'affaires et conseiller municipal s'est fait sommer de dévoiler une meilleure proposition immédiatement par Jean-François Bédard et le promoteur du projet et propriétaire des Immeubles Must Urbain Philippe Dusseault, une invitation à laquelle Robert Pouliot n'a toutefois pas donné suite.

« C'est un débat émotif. On a d'excellentes suggestions à apporter, mais on va laisser la poussière retomber. Je crois à une formule différente où on a la liberté d'être membre ou non. La facture est plus ou moins importante, l'important, c'est la liberté d'y adhérer ou non », explique-t-il.

Un argument que n'admettait pas Jean-François Bédard.

« Un moment donné, quand t'es trop près de l'arbre, il faut que tu recules pour voir la forêt. Si t'es pas prêt à faire ça, tu n'es pas prêt pour une SDC. Nous, on croit au centre-ville. Nous, on a apporté une solution. Maintenant c'est au tour des gens opposés au projet d'en apporter une s'ils croient que la leur est meilleure que la nôtre. »

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