Les profs du Cégep entérinent les ententes de principe

Les professeurs du Cégep de Sherbrooke ont entériné,... (Spectre, Jessica Garneau)

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Les professeurs du Cégep de Sherbrooke ont entériné, mardi, les ententes de principe intervenues avec le gouvernement, dans une proportion d'environ 81,5 %.

Spectre, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) Les professeurs du Cégep de Sherbrooke ont entériné, mardi, les ententes de principe intervenues avec le gouvernement, dans une proportion d'environ 81,5 %.

Quelque 181 personnes ont pris part au vote. L'entente centrale concernant les questions salariales a été adoptée à 84 % et l'entente sectorielle, à 79 %.

Les augmentations salariales pourraient atteindre 12,75 % sur cinq ans (jusqu'en 2019) pour les professeurs du cégep, si on inclut les augmentations liées à la relativité salariale.

« La position majoritaire de l'exécutif était de recommander les deux ententes de principe. Il y a un membre de l'exécutif qui a émis des éléments de dissidence et elle les a présentés en assemblée générale. Il y avait un peu d'amertume. On espérait plus en raison de la forte mobilisation (...) » a commenté M. McKay, le président du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke (SPECS-CSN). La poursuite de la mobilisation ne semblait pas être une avenue possible.

Le SPECS regroupe environ 600 membres.

La question de la relativité salariale a du même coup été réglée.

Cet exercice est lié à l'évaluation des catégories d'emplois mixtes des secteurs public et parapublic québécois, afin de fixer le rangement des catégories d'emploi dans la structure salariale de ces secteurs. Les enseignants de l'institution sherbrookoise se sont mobilisés au cours des dernières années dans ce dossier. Ils ont notamment craint de voir leur rangement diminuer à 21, ce qui aurait entraîné des baisses salariales. Leur rangement a finalement été fixé à 23. Le syndicat aurait cependant voulu régler cette question en dehors du renouvellement de la convention collective. « Ça faisait 15 ans qu'on attendait », note M. McKay.

Des gains ont notamment été obtenus en ce qui concerne les étudiants en situation de handicap : Québec injectera 10 M$ par année dans le réseau pendant cinq ans pour des mesures impliquant les enseignants. M. McKay juge cette mesure intéressante, mais note qu'elle n'est pas à la hauteur des besoins.

Certaines mesures amélioreront un peu le sort des professeurs en formation continue, chez qui le taux de précarité est élevé. Selon M. McKay, ils auront des ressources leur permettant de mieux s'intégrer dans le corps professoral. Les gains demeurent toutefois limités en matière de précarité; il faut plutôt parler de « non-pertes » ou « d'absence de recul », image le président du SPECS.

Même si le renouvellement de la convention collective est maintenant réglé, le SPECS n'entend pas rester les bras croisés. « La lutte contre l'austérité va continuer au Cégep de Sherbrooke », assure Steve McKay.

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