Un plan d'action pour les débordements d'eaux usées

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Il coûterait un demi-milliard de dollars pour séparer toutes les conduites sanitaires et pluviales et ainsi régler le problème.

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(SHERBROOKE) Lors de la présentation du budget municipal en décembre, certains élus ont critiqué les priorités du conseil, déplorant notamment l'inaction dans le domaine de la gestion des eaux usées et des débordements. C'était notamment le cas de Pierre Tardif. À la Ville, on confirme qu'un plan d'action doit être déposé en février notamment pour la gestion des débordements.

Lors du dépôt du budget, Pierre Tardif déplorait n'avoir vu « aucun montant pour résoudre les problèmes d'eaux usées et de débordements ». Sa collègue Christine Ouellet, présidente du comité de l'environnement, rétorquait que 8 M$ étaient prévus pour les infrastructures souterraines, notamment les égouts, et pour la gestion des eaux usées.

En 2015, les problèmes de surverse, qui surviennent quand les conduites pluviales et sanitaires sont combinées et qu'il y a de fortes pluies, ont fait la manchette. Dans ces situations, le contenu des conduites est acheminé directement à la rivière. À Sherbrooke, 123 points de surverse sont autorisés. Il coûterait un demi-milliard de dollars pour séparer toutes les conduites sanitaires et pluviales et ainsi régler le problème. La Ville envisage entre autres la construction de bassins de rétention souterrains, une solution moins coûteuse.

« Il y a huit millions pour les infrastructures souterraines, mais ils ne seront pas consacrés uniquement aux ouvrages de surverse. Il y a de l'argent chaque année pour les infrastructures vieillissantes. Il y a eu beaucoup de passions soulevées avec les déversements spectaculaires à Montréal. Ç'a ouvert les yeux de beaucoup de monde et c'est sûr que dans le meilleur des mondes, il ne faudrait pas qu'il y ait de débordements. Pour régler complètement le problème, il faudrait plus que l'équivalent du budget total de la Ville », fait valoir Christine Ouellet.

« Nous sommes dans le vieux bâti et nous ne pouvons pas tout changer la même année. D'un autre côté, nous sommes tous responsables de ce que nous mettons dans nos toilettes. Dès le début de février, nous analyserons un plan d'amélioration des vieilles conduites. 2016 sera une année où un plan sera établi et soumis au conseil de l'environnement, au comité exécutif et au conseil municipal. Il y a un plan qui s'en vient, mais il n'y a pas nécessairement d'argent de réservé pour le moment. Il sera question de caractériser tout ce que nous possédons et de déterminer ce que nous pouvons faire pour améliorer la situation. Il sera aussi question d'établir les priorités. »

Au service des communications de la Ville de Sherbrooke, on confirme qu'un plan d'action doit être présenté en février par la division de la gestion des eaux. On précise que le montant de 8 M$ réservé cette année pour les infrastructures souterraines est identique à celui provisionné l'an dernier.

Au budget d'immobilisation 2016, une enveloppe de 100 000 $ est réservée pour le plan d'analyse et de gestion des débordements. On trouve également 250 000 $ pour la séparation de conduites menant à la rivière Magog.

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