Un miracle pour les 5 ans d'Élissa?

Hospitalisée aux soins intensifs de l'Hôpital Sainte-Justine depuis... (Photo Facebook)

Agrandir

Hospitalisée aux soins intensifs de l'Hôpital Sainte-Justine depuis septembre, Élissa Grondin a subi des complications la veille de Noël qui l'obligent dorénavant à être branchée en permanence et à recevoir un apport en oxygène 24 heures sur 24. Son coeur ne fonctionne plus qu'à 13 % de ses capacités et sa situation est dorénavant critique.

Photo Facebook

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) La petite Élissa Grondin fêtera son cinquième anniversaire dans deux semaines. Pour sa fête, ses parents souhaitent ni plus ni moins qu'un miracle, ou qu'on trouve enfin un coeur compatible pour leur fille.

« Je le souhaite beaucoup ce miracle-là. On sait que ce n'est pas un cadeau qui se donne de plein gré, mais c'est ce qu'on souhaite, un miracle », se résigne Patrick Grondin.

Née avec trois malformations au coeur, Élissa Grondin devait subir une troisième et dernière opération au début 2015 pour lui permettre de vivre normalement. Son état ne lui a cependant jamais permis de la recevoir et sa santé n'a cessé de régresser par la suite. Hospitalisée aux soins intensifs de l'Hôpital Sainte-Justine depuis septembre, la fillette a subi des complications la veille de Noël qui l'obligent dorénavant à être branchée en permanence et à recevoir un apport en oxygène 24 heures sur 24. Son coeur ne fonctionne plus qu'à 13 % de ses capacités et sa situation est dorénavant critique.

« Son coeur semble se relâcher soir et matin. Il pompe tellement peu qu'il faut liquéfier son sang au maximum pour s'assurer qu'il puisse circuler sans causer de problèmes. Ça fait longtemps que je dis aux médecins de prendre le mien; je ne veux pas attendre que ma fille décède. Mais ça ne fonctionne pas comme ça et chaque semaine, chaque jour et chaque minute qui passe comptent », déplore le père d'Élissa.

Ce dernier espère ardemment que sa fille, qui a besoin d'un coeur d'un enfant pesant au maximum 23 kg (50 lb), puisse éviter l'intervention d'un coeur de Berlin, un coeur mécanique externe qui lui permettrait de prolonger l'attente d'un vrai coeur, mais qui mettrait aussi sa vie en péril.

« Même si ça sauve des vies, vu les malformations au coeur de ma fille et son état actuel, ce serait extrêmement dangereux. Ce serait de flipper un trente sous et on ne veut vraiment pas se rendre là. »

Et en plus de son état physique précaire, Élissa a de plus en plus de difficultés à garder le moral. Après avoir indiqué à ses parents qu'elle se sentait seule dans le temps des Fêtes, ces derniers ont lancé un appel sur Facebook pour qu'on lui fasse parvenir des dessins représentant l'été, la Reine des neiges, des arcs-en-ciel et toute autre chose que la fillette aime, ce à quoi les gens ont répondu avec plus de 700 dessins pour la revigorer. Néanmoins, la santé psychologique de la fillette périclite.

« On voulait qu'elle ne se sente pas seule, mais malgré tout elle se referme beaucoup sur elle-même. Elle est irritable. Elle ne parle plus à aucun homme à part son papa. Même avec les infirmières, c'est difficile. Tout ce qu'on peut faire c'est attendre. »

Attendre qu'un malheur, quelque part, survienne, « même si c'est triste à dire », ajoute M. Grondin.

« On ne souhaite pas de malheur à personne, mais c'est rendu qu'on regarde la météo des fois en souhaitant une tempête de neige. S'il arrive un accident quelque part et que ces personnes ont été sensibilisées au don d'organes avant que ça arrive, ça pourrait sauver notre fille. C'est bizarre, mais oui on souhaite un donneur. »

L'importance de signer sa carte soleil

En arrêt de travail, Patrick Grondin et sa conjointe Josée Scantland, qui sont aussi les parents d'un garçon de trois ans, mettent donc toute leur énergie à sensibiliser les gens à l'importance de signer sa carte de don d'organes... et celles de leurs enfants.

« C'est la seule arme qui nous reste pour sauver notre fille, indique le Sherbrookois. Ça prend quelqu'un qui décède d'une mort cérébrale ou d'un accident d'auto, mais seulement 1 % des gens sont des donneurs potentiels, ce qui équivaut à 300 donneurs par an. Sur ce nombre, imaginez le nombre d'enfants et ceux avec qui l'opération sera compatible... »

M. Grondin insiste également sur le fait d'en discuter au préalable avec ses proches, pour qu'ils ne s'y opposent pas le moment venu.

« Ça demeure toujours un peu tabou, le don d'organes. Une famille sur deux n'honore pas la volonté de leur proche même s'il a signé sa carte, pour une raison ou une autre. Il n'y a pas que ma fille qui attend, il y en a beaucoup d'autres, et on ne pense jamais que ça pourrait être nous, jusqu'à ce qu'on reçoive un appel téléphonique un matin... »

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer