Le Boxing Day fait toujours fureur

Le stationnement du Best Buy était vide à 3h du matin dans la nuit de vendredi... (Spectre Média, Maxime Picard)

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(Sherbrooke) Le stationnement du Best Buy était vide à 3h du matin dans la nuit de vendredi à samedi. Vraiment vide? Pas tout à fait...

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Daniel Julien

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La voiture de Daniel Julien était stationnée non loin du magasin, prête à ce que son conducteur soit le premier arrivé pour la grande vente du Boxing Day. Dix heures plus tard, à quelques minutes de l'ouverture des portes, il ne regrettait rien.

« J'ai passé les trois premières heures à dormir dans l'auto, puis, j'ai parlé avec les autres personnes qui arrivaient ici », relatait le Windsorois, chaise pliante sous le bras.

Celui-ci comptait acheter un téléviseur, un aspirateur et quelques accessoires. Au total, il croyait ressortir du magasin avec une facture avoisinant 1614$, mais aussi avec des économies de 745$. « Oui, ça fait un bon taux horaire », confirme-t-il en souriant.

Daniel Julien dit s'être bien préparé, mais être arrivé un peu trop à l'avance, puisqu'il a longtemps attendu seul. Cependant, d'autres semblaient avoir fait l'erreur inverse : la file pour rentrer dans le magasin s'étendait jusque devant le Rona. Ceux qui étaient à la toute fin, ou encore qui arrivaient réellement pour 13h, risquaient de ne pas pouvoir profiter des meilleurs spéciaux.

Cependant, les vendeurs du magasin ont développé une technique pour atténuer la cohue à l'ouverture des portes. Ils sortaient parcourir la file avant l'ouverture, et « pré-vendre » certains articles populaires que le magasin n'avait qu'en quantité très limitée.

Une centaine d'employés étaient sur place pour cette grande journée. La plupart à l'intérieur, mais certains à l'extérieur pour empêcher les acheteurs de dernière minute de couper la file.

Quelques ex-employés du magasin étaient venus observer la tradition, cette fois de l'autre côté des portes vitrées, et se réjouissaient du spectacle en se remémorant de vieilles anecdotes.

« Une fois, un client a déchiré ma chemise! »

« L'autre année, deux batailles ont éclaté dans le stationnement... »

« Et chaque année, il y a un monsieur qui réussit à couper la file! » racontaient-ils, ayant manifestement décidé qu'aussi absurde que pouvait parfois paraître le Boxing Day, il valait mieux en rire qu'en pleurer.

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