La Grande Table fait près de 200 heureux

Antoinette Tiwaji Kamonji fait partie de la centaine... (Spectre Média, René Marquis)

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Antoinette Tiwaji Kamonji fait partie de la centaine d'enfants qui ont reçu un présent du vrai père Noël vendredi, à La Grande Table.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) Grâce à La Grande Table, près de 200 Sherbrookoises et Sherbrookois en situation précaire ont pu s'offrir le luxe d'un bon repas traditionnel de Noël vendredi.

« On a cependant dû refuser beaucoup de familles, retenait toutefois la directrice générale de La Grande Table, Ginette Valcourt. Il a fallu qu'on les réfère à d'autres organismes, parce qu'on affichait complet, et d'autres aussi commençaient à être pleins. » 

Le restaurant populaire familial situé sur la rue Daniel, à Sherbrooke, a accueilli plus de 45 familles lors de son Dîner de Noël, une tradition qui dure maintenant depuis plus de vingt ans.

De concert avec le Club Rotary de Sherbrooke, l'organisme a également pu inviter le vrai père Noël, qui avait apporté un présent pour chacun des près de cent enfants sur place. Des membres du Club Rotary offraient aussi le service de navette aux familles.

« Nous sommes vraiment contents, c'est super bon et c'est une très belle journée en famille », résume Kamonji Wahz Konko, qui est arrivé de la République démocratique du Congo au Québec en compagnie de sa conjointe et ses trois enfants il y a six mois.

« Ça leur permet (aux familles) d'avoir un bon repas de Noël qu'eux-mêmes ne pourraient pas nécessairement s'offrir en ce moment, mentionne la directrice générale de La Grande Table. Ça offre de la joie et du bonheur en ce jour de réjouissance, qui est un jour particulier plus propice au bonheur, mais il faut se rappeler que tout au long de l'année il y en a qui ont de la misère. »

La Grande Table a préparé au-delà de 56 000 repas en 2015 par le biais de ses différents services, notamment les boîtes à lunch offertes au prix modique de 2 $. En salle à manger directement, l'organisme a concocté plus de 16 000 repas, une réalité qui n'est pas près de se résorber déplore Mme Valcourt.

« Il y a beaucoup de précarité et ça ne s'annonce pas mieux avec le coût des aliments qui devrait encore augmenter. On est là pour aider et soutenir les familles qui vivent des situations de précarité, mais il y a une publicité qui dit que la pauvreté a changé de visage et c'est vrai. Il y a des gens qui ont immigré ici depuis peu et qui doivent s'adapter, mais il y a aussi des travailleurs temporaires au salaire minimum. Dans leurs cas, ça n'arrive pas à la fin du mois et il n'y a pas de place dans le budget pour les imprévus ou des besoins comme une nouvelle paire de bottes. »

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