Un Noël orthodoxe pas si différent...

En attendant de fêter Noël en famille, George... (Spectre média, Maxime Picard)

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En attendant de fêter Noël en famille, George Kndakji (à gauche) et son frère Sharbel ont fait du bénévolat en prévision de l'arrivée de leurs compatriotes syriens, attendus ces jours-ci à Sherbrooke.

Spectre média, Maxime Picard

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(Sherbrooke) Dominic Haddad s'enthousiasme aussitôt qu'il pense au fait que l'église syriaque orthodoxe St-Éphrem sera « pleine à craquer » jeudi soir pour la traditionnelle messe de Noël. « Les bancs vont être pleins, il va même y avoir du monde debout », prédit celui qui siège au comité exécutif de cette église, située sur la 13e avenue Sud à Sherbrooke.

Un enthousiasme qui s'explique aussi par le fait que la communauté syriaque attend ces jours-ci un premier contingent de réfugiés d'une centaine de personnes entièrement parrainées par l'église syriaque orthodoxe de Sherbrooke. Ceux-ci arriveront donc à Sherbrooke au moment où les préparatifs des célébrations entourant les fêtes orthodoxes battront leur plein.

Et à quoi ressemblent le temps des fêtes lorsqu'on fait partie de la communauté syriaque orthodoxe? « C'est la même chose (que les catholiques), tranche Dominic Haddad. On est des chrétiens. La seule différence, c'est que les catholiques ont un pape et nous on a un patriarche. Le reste, c'est du pareil au même. On fête Noël en allant à la messe de minuit et on fête le jour de l'An, comme les catholiques... », précise l'octogénaire reconnu pour son implication dans la communauté.Une description que partagent Joséphine Youssef et George Kndakji, tous deux dans la jeune vingtaine, et pour qui les traditions liées au temps des Fêtes demeurent importantes, quel que soit l'endroit où l'on se trouve.

« C'est vrai que ça ressemble beaucoup à ce que font les Québécois et les Canadiens, observe Joséphine. Tout le monde fête ensemble. Pas seulement la famille immédiate, mais aussi d'autres familles. La seule différence est peut-être dans nos assiettes. Nous, au lieu de manger de la dinde, on va manger du kebab et du shish-taouk », précise la jeune femme, originaire d'Alep, et qui se dit heureuse de pouvoir préserver ses traditions, même à des milliers de kilomètres de sa Syrie natale.

Les préparatifs ressemblent aussi beaucoup à ce qui se fait au Québec, ajoute George. Dans les semaines qui précèdent Noël, les familles préparent la nourriture et agrémentent l'atmosphère en écoutant de la musique de circonstance tout en décorant la maison. « On a même un sapin de Noël », ajoute-t-il.

Pour George comme pour Joséphine, les traditions du temps des fêtes ont un rôle social à jouer dans leur communauté. « C'est important non seulement pour les membres plus âgés, mais aussi pour les plus jeunes, dit-il. Je tiens beaucoup à les préserver, car j'espère un jour pouvoir les transmettre à mes enfants à mon tour... »

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