Destination Sherbrooke: Demers déplore l'attitude de certains élus

Le président de Destination Sherbrooke, Rémi Demers, déplore... (Archives, La Tribune)

Agrandir

Le président de Destination Sherbrooke, Rémi Demers, déplore l'attitude de certains élus envers l'organisme paramunicipal.

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Il n'y aura pas de spectacles de sons et lumières au lac des Nations en 2016. Les tours d'observation imaginées par Destination Sherbrooke ne pousseront pas au cours de la prochaine année non plus. Si la Ville investira néanmoins un million de dollars en immobilisations dans le domaine du tourisme, le président de Destination Sherbrooke, Rémi Demers, à l'aise avec la décision, déplore l'attitude de certains élus envers l'organisme paramunicipal.

« Il y a près d'un million en immobilisation. C'est loin de la cible de 2 M$ que nous espérions, mais dans le contexte budgétaire dont nous devons tenir compte, c'est correct. Je ne suis pas aigri. Je suis à l'aise puisque j'ai participé au processus de décision. Au conseil d'administration, on nous a demandé depuis quelques années de proposer des projets. Nous avons fait notre travail. Il revient aux élus de disposer des montants qui sont disponibles », explique M. Demers.

« Ma déception, c'est l'acharnement envers cette organisation qui est importante pour Sherbrooke. Il faut soutenir notre industrie touristique. Par opportunisme politique, certains tapent constamment sur le clou et vont jusqu'à nous prêter des intentions tout croche. C'est le genre de politique qui me répugne. Quand on parle de projets majeurs, certains ont l'épiderme très sensible, mais on veut une ville attrayante. »

Le président de Destination Sherbrooke estime qu'il n'aurait pas été réaliste de consacrer 2 M $ aux parcs nature en 2016 considérant que les paliers de gouvernement supérieurs n'avaient encore pris aucun engagement financier envers ces projets. Rappelons que les discussions à propos de ces projets ont été repoussées d'un an.

« Il ne faut pas se mettre la tête dans le sable. Il y a déjà beaucoup de projets sur la table. Le déplacement du pont des Grandes-Fourches en est un. À Destination Sherbrooke, nous travaillerons à des montages financiers qui nous permettent de tâter le terrain pour aller chercher des subventions. Avec ces opportunités, le conseil fera ses choix. Est-ce que nous arrêterons de penser au développement récréotouristique? Il ne le faut surtout pas. »

Mais pour M. Demers, l'impact des projets touristiques sur le compte de taxes des Sherbrookois n'est pas très important cette année. « Quand on mentionne que les paramunicipales ne font pas leur part, c'est un million de moins qui était consacré à Destination Sherbrooke en 2015. Quand on entend qu'il n'y a pas d'efforts, ce sont des affirmations gratuites. Ces critiques sont extrêmement démotivantes pour notre conseil d'administration qui est extrêmement dynamique.

« Qu'on parle du plan Parcours ou pas, pour certains élus, Destination Sherbrooke est inutile. Alors qu'on nous propose quelque chose. Si c'est qu'on doit se retirer du tourisme, qu'on ait le courage de le proposer. Les autres villes seraient contentes. C'est trop facile de critiquer et de ne jamais apporter de solutions. »

Rémi Demers se réjouit à tout le moins d'un investissement de 60 000 $ qui permettra à la Ville de Sherbrooke d'attirer davantage de congrès, une manne touristique pour la ville.

Rappelons que 370 000 $ seront investis pour concrétiser le corridor bleu de la rivière Saint-François et 190 000 $ pour une nouvelle grande murale.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer