Évelyne Beaudin organise un parti politique

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Un nouveau parti politique s'organise sous la férule d'Évelyne Beaudin, candidate indépendante aux élections de 2013, et de Raymond Gaudreault, un citoyen actif dans le groupe Contre la disparition de Brompton.

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(SHERBROOKE) La mobilisation s'organise dans l'espoir d'offrir un contrepoids au Renouveau sherbrookois aux élections municipales de 2017. Un nouveau parti politique s'organise sous la férule d'Évelyne Beaudin, candidate indépendante aux élections de 2013, et de Raymond Gaudreault, un citoyen actif dans le groupe Contre la disparition de Brompton. Ce parti, dont l'assemblée de création devrait se tenir à la fin janvier, n'a aucun lien avec le Regroupement des citoyens et citoyennes de Sherbrooke, lancé par Thomas Bilodeau.

Les premières discussions ont eu lieu il y a environ un an, mais les six derniers mois ont été beaucoup plus actifs, explique M. Gaudreault. « Nous ne partirions pas quelque chose si personne ne souhaitait embarquer. À force de parler aux gens, je me suis rendu compte que je n'étais pas le seul à souhaiter du changement. L'initiative a véritablement le jour après la commission parlementaire sur la réforme de la gouvernance. »

Mme Beaudin et M. Gaudreault travaillent donc à élaborer les statuts et règlements du parti. « L'idée est celle d'un parti politique mené par ses militants avec de forts idéaux démocratiques. La première version des règlements sera soumise aux commentaires de certaines personnes avant d'être approuvée lors de l'assemblée de fondation. Nous voulons que les éventuels membres se sentent vraiment comme partie prenante dans le processus de fondation », dit Raymond Gaudreault.

« L'idée est née d'une insatisfaction sur la manière dont les choses se passent. Si tout était parfait, il n'y aurait pas de nouveau parti. Je ne souhaite pas offrir de l'opposition, mais défendre des idéaux de transparence et de démocratie citoyenne. Nous avons approché des gens, mais il y en a aussi qui nous ont approchés et qui ont l'air de se chercher un véhicule pour se présenter. Si des élus actuels veulent se joindre à nous, tant mieux, mais nous ne voulions pas que ce soit nécessairement un parti mené par des élus », explique Évelyne Beaudin.

Les deux fondateurs évitent de fournir le nom d'indépendants qui auraient pu se montrer intéressés, mais confirment un démarchage auprès d'élus municipaux et d'autres « gros noms de la région ». Annie Godbout rapporte ne pas avoir été approchée alors qu'Hélène Dauphinais n'aurait pas montré d'intérêt à s'engager dans un parti. Elle espère que l'avenir de Sherbrooke ne réside pas dans la présence d'un parti au pouvoir et d'un parti d'opposition à l'hôtel de ville. Jean-François Rouleau ne souhaite pas commenter, mais affirme que l'initiative semble arriver un peu tard. Nicole Bergeron n'a pas rappelé La Tribune.

«Ce n'est pas le Mouvement qui devient un parti.»

Évelyne Beaudin

Évelyne Beaudin compte militer pour une équité dans le processus d'investiture. Elle ne voit pas de contradiction avec son engagement au sein du Mouvement Sherbrooke Démocratie, qui n'a jamais eu l'intention de devenir un parti politique. « Ce n'est pas le Mouvement qui devient un parti. J'espère qu'il continuera à susciter l'intérêt pour la vie démocratique et à poser des questions. »

Mme Beaudin préfèrerait qu'il n'y ait pas de partis politiques à Sherbrooke.

« Mais nous ne pouvons pas juste nous croiser les doigts. Le combat ne se fait pas à armes égales. Moi, c'est par dépit que je crée un parti. »

Les deux fondateurs estiment rallier plus qu'un groupuscule. Selon le souhait de M. Gaudreault, un chef serait nommé en janvier et devrait être reconfirmé avant les élections de 2017. « Nous ne sommes pas dans un processus de couronnement. Nous voulons un débat. »

Ayant combattu aux côtés de la conseillère Nicole Bergeron depuis les dernières élections, Raymond Gaudreault estime qu'il serait déchirant d'opposer un candidat à Mme Bergeron si elle se présentait à nouveau et qu'elle demeurait indépendante. « Peut-être y aurait-il un pacte de non-agression, mais le but est d'avoir un candidat dans chaque district. »

Le parti pourrait suggérer un budget participatif et une vision pro-arrondissements pour un gouvernement plus proche du citoyen.

Raymond Gaudreault mentionne que le parti serait prêt à accueillir Thomas Bilodeau, qui a réservé un nom de formation politique auprès du Directeur général des élections du Québec, si jamais il le souhaitait.

Vincent Beaucher, coporte-parole du Mouvement Sherbrooke Démocratie, confirme que son groupe ne se transforme pas en parti politique et qu'il n'a pas songé à se lancer dans l'arène politique.

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